L'avis de Damien

5 déc. 2013

J'ai croisé Damien et sa sœur au Salon Fantastique et outre que tous deux étaient bien sympathiques, ils se sont laissés tenter par Damien Loch (sans doute à cause du titre...). Du coup, j'ai eu droit à un p'tit retour de la part de Damien :


"J'ai passé un bon moment en le lisant, et j'étais presque déçu de ne pas avoir un second tome en arrivant à la fin. J'ai beaucoup aimé le coté sarcastique et blasé de Lynn ainsi que l'honnêteté détestable de Damien. J'ai un peu moins aimé son coté lunatique ou bipolaire et le fait qu'il ne s'explique jamais, qui m'a donné envie d'aller le secouer en lui hurlant « Tu vas la cracher ta pastille ! », mais son comportement s'explique, et c'est bien normal qu'il garde son secret.
Je trouve qu'il y a quand même une petite zone d'ombre autour de cette fameuse protection qui entoure Lynn et qui faiblit autour de Damien (d'où vient-elle ? Lynn est-elle vraiment humaine ou est-elle la descendante d'une de ces créatures étranges qui s'est échappé de son monde ?) et je pense que tout trouvera sa place dans le second volet. D'ailleurs, il y aura un second volet ? Je vais laisser passer quelques semaines et le relire, déjà pour le plaisir, et des fois que je sois passé à coté de quelque chose. Concernant l'écriture, je n'ai que des compliments à faire : le style est fluide, l'humour caustique, les personnages vivants et attachants, malgré leurs défauts (ou bien à cause de leurs défauts, justement). J'ai bien aimé les petits clins d'oeil avec les références, et je pense que tu t'es autant marré à l'écrire que moi à le lire. J'ai vu les petites coquilles (une parenthèse ou un égal qui se balade tout seul, un ou deux mots qui manquent) mais elles ne m'ont pas vraiment dérangé. Je devais déjà être plus dans ton monde que dans le monde réel... Merci à toi pour le voyage !"

L'avis de Thörist (où je ressemble un peu à obi-wan kenobi...)

29 nov. 2013

Thörist a acheté Damien Loch lors du salon fantastique, non sans afficher un classieux regard sceptique (mais c'est l'effet que fait mon roman sur les hommes, je sais pas...). Sa lecture finie, Il nous fait part de son avis :
(Thörist affectionne les barbares et les poussins)

"Les auteurs de ma bibliothèque Fantasy bien remplie ont une étrange nouvelle voisine.
- Shan Millan ? Connaît pas...
- On était déjà assez serré !
- Hmmff... Elle est bien familière.
- Mais c'est n'importe quoi ?!
Semblent-ils me dire...
Shan Millan est jeune. Shan Millan est naturelle. Shan se "moque" des convenances. Quand on lit Shan Millan on entre petit à petit dans un monde étrange, mais aussi étrangement familier.

C'est pour ça que vous devez lire son roman Damien Loch !
Parce que c'est bien écrit. Parce qu'on prend plaisir à lire ces lignes. Le langage est actuel sans être familier. Les langues évoluent... La littérature aussi =) Ca le rend vraiment agréable à lire, comme si on lisait un bon copain avec qui on aime passer du temps. Jeune et naturelle...

Parce que vous en avez peut-être assez des incohérences, des invraisemblances. Assez des histoires qui vous plongent trop vite et trop facilement dans un monde dont vous étiez sans le savoir le seigneur tout puissant. Assez des mondes trop complexes qui freinent votre imagination au lieu de la stimuler. J'ai souvent lâché des best-sellers ou d'excellents romans de Fantasy parce que tôt ou tard, l'auteur s'emmêle les crayons, ne maîtrise plus son histoire ou son personnage et fait n'importe quoi avec son histoire et ses héros.

Ah non ! Pas de ça chez nous ! Shan Millan fait n'importe quoi mais elle le fait bien...
Ses personnages sont maîtrisés, cohérents, même s'ils sont parfois agaçants. Sous leurs airs d'anti héros bizarres, on retrouve finalement les archétypes de la Fantasy qui fonctionnent bien mais à la sauce Millanaise (pardon...) Le héros sombre et mystérieux. L'héroïne qui tente de comprendre et s'en sortir dans un nouveau monde qu'elle ne connaît pas. Le gentil copain qui la comprend et sur qui elle peut s'appuyer. Le second rôle un peu maladroit, marrant...
L'histoire progresse ni trop vite, ni trop lentement, il est très facile de tourner les pages pour enfin savoir !
Je vous laisse visiter les lieux. Sachez simplement qu'un savant mélange de description et de non-dit vous permet de reconnaître les lieux tout en laissant travailler votre imagination pour que chacun se fasse sa propre idée et apprécie.

Parce que Shan Millan incarne l'espoir !
L'espoir de lire quelque chose de différent. L'espoir qu'un tel univers existe car je vous le dis : si le merveilleux existe, ce n'est pas comme dans Narnia, Harry Potter ou Twilight qu'il déboulera dans votre vie avec ses gros sabots; mais plutôt comme dans Damien Loch, étrangement, doucement, patiemment. L'espoir de savoir qui est Damien Loch. L'espoir d'en apprendre plus sur son univers.

Enfin, je pense que la raison principale pour laquelle il faut lire Damien Loch, c'est parce que l'on sent que son auteur a lu beaucoup d'oeuvres fantastiques, qu'elle est avant tout une lectrice et qu'elle sait ce qui est bon ou pas. Qu'elle a potentiellement le même ressenti, la même expérience que nous, et qu'on ne peut que se comprendre.
Son oeuvre parlera à tous les amateurs de Fantasy. C'est déroutant mais on s'y retrouve quand même. C'est rafraîchissant, c'est jeune, c'est bon."

Retour du Festival du Livre Jeunesse à Rouen

27 nov. 2013

Alors, est-ce que je parle du festival, ou est-ce que je parle du petit-dej' de l'hôtel ? Bon, on va parler du festival, on blogue là, c'est sérieux.

Dès vendredi, la lutte pour la quiche devait s'avérer plutôt facile car nous n'étions que 3 en dédicaces sur le stand (Vanessa Callico, Anthelme Hauchecorne, et moué, en attendant Jess Kaan et David Gibert qui devaient nous rejoindre les jours suivants. Ceci était une pub à peine déguisée pour les auteurs des éditions Lokomodo&co, merci pour votre indulgence, j'ai faim).

Pour corser le tout, je décidais donc d'attraper une forme d'angine infectieuse. Cette riche idée me permit alors de pouvoir tousser à foison à la gueule des passants, devenir aphone lors de la carte blanche du samedi (avec pourtant un interviewer/éditeur qui avait l'air bien cool), chuchoter de manière confidentielle pour parler du bouquin et reprendre dimanche une voix rocailleuse de vieille fumeuse alcoolique et mangeuse de gravier.

Heureusement, vendredi j'ai pu à peu près faire ma "carte blanche" : une interview sympa, entourée de gens sympas, et assise pas loin de transats sympas.
Des coussins de sol avaient été judicieusement placés derrière nous, pour d'obscures raisons (auditeurs timides ou fanatiques de dos ?).

Et le même jour j'ai pu distraire quelques collégiens de cette morne et tragique destinée qui les forçait à se rendre à un salon du livre un vendredi (au lieu de sécher les cours pour jouer à la console ou faire les boutiques de Rouen), le tout à grands coups de dessins de poulpe, petits mots débiles, et dédicaces pour des C.D.I de collège).

Comme d'habitude, c'est dans cette ambiance détendue et conviviale qui caractérise les salons et festivals que j'ai pu mériter mes repas en vendant mon livre à des gens qui vont sans doute porter plainte ensuite ("Mais vous m'aviez dit qu'il y avait des mecs à poils à l'intérieur" "Oui bah quoi, y'en a...")

Potorokoyö

Concours de Nawel

25 nov. 2013


Dans un mois, c'est Noël et qui dit Noël dit souvent plein de nourriture et des nuits (et matinées) de digestion difficiles, avant de remanger un repas avec quatre entrées, trois plats et deux desserts (puis le café et les chocolats et les clémentines) et de passer à nouveau une mauvaise nuit.  Et de finir les chocolats jusqu'en avril. Mais on peut aussi se dire : "Ah mais c'est l'occasion de se faire des cadeaux".

J'en profite donc pour vous proposer de gagner un exemplaire de Damien Loch. Eh ouais. La classe. Pour les modalités du concours, ça se passe ici : https://www.facebook.com/damienlochshanmillan?fref=ts

Bonne chance à tous :)

Festival du livre jeunesse de Rouen

21 nov. 2013



Comme je ne suis jamais allée à Rouen et qu'il y a un renard sur l'affiche, je me rends au Festival du livre jeunesse de Rouen, du 22 au 24 novembre. Je vais faire des dédicaces et tout, et même parler à des gens, genre de façon officielle et tout, à 17h vendredi et à 17h samedi, parce que c'est pile poil après l'heure du goûter donc je serai de bonne humeur.
Je sais pas trop de quoi je vais parler ou ce qu'on va me demander (ça va souvent de pair) mais si déjà je suis pas en train de tousser et cracher comme un vieil alcoolo glaireux, ce sera une certaine victoire (j'ai pris froid là, chuis balade, enfin bref).

Bon d'accord, vous allez me dire que je mange à tous les râteliers et que Damien Loch c'est pas un livre jeunesse. Mais je vous ferai remarquer que la jeunesse au cinéma et à la SNCF ça va jusqu'à 25 ans (des fois 28), hein, alors bon. Voilà.

L'Ouroboros d'Argent de Ophélie Bruneau

19 nov. 2013

Hej ! Maintenant que je suis lancée dans mon entreprise de rattrapage de retard, il faut que je vous parle de L'Ouroboros d'Argent, de Ophélie Bruneau, un roman avec des loups-garous (et pas de vampires. Mais quelques gouttes discrètes de fées).



Alors, je ne suis pas chroniqueuse et je ne suis pas une grosse lectrice de bit-lit, ça sera donc modeste comme contribution, mais j'ai eu l'occasion d'acheter ce roman aux Imaginales et de le lire dans la foulée. Or je sais qu'il peut en intéresser plus d'un, notamment parce qu'il est justement différent de ce que j'ai eu l'habitude de voir. Donc c'est parti, et sans spoilers si j'y arrive !

J'ai eu pas mal de déconvenues jusqu'à présent avec la bit-lit (ce qui a fait que j'en suis pas une grosse lectrice^^). Je suis trop tombée sur des récits axés romance, et surtout des héros auxquels je ne m'attachais pas (les trouvant peu réalistes ou trop extrêmes ou trop monsieur-tout-le-monde, enfin bref, "jamais contente" quoi). Or, ici, je savais avec Ophélie Bruneau que son roman partait avec un avantage : j'aime bien ses personnages en général. Ils ont un p'tit quelque chose, ils ont du chien (cette expression qui se voulait sans rapport avec le contenu de l'ouvrage vous offre une blague mauvaise et gratuite, ahem). Ils ont une vie en dehors du récit.

Et effectivement, l'Ouroboros c'est autant de personnages variés, crédibles et vivants. On commence en croyant qu'on va plutôt aimer celui-là et être énervé par tel autre, et puis le changement de point de vue et l'histoire apportent de nouvelle nuances et finalement, on s'attache un peu à tout le monde, même aux plus énervants. Axel ne ressemble pas à un héros classique, il est bien malmené (je spoile un tout petit peu, pardon) sans reprendre le dessus mais tout en gardant son intelligence et en se battant malgré tout avec ses propres moyens pour encaisser ce qui lui arrive.

Pour l'histoire, elle est bien sûre carrée et rythmée ce qui fait qu'on ne s'égare pas et qu'on la lit d'une traite. Elle a l'air simple, l'intrigue l'est, et pourtant le récit est riche : en action, questions, remises en question, mystères.  Et en parlant de mystères, il y a aussi des petits mystères qui resteront en suspens mais ce n'est pas moi qui risque de m'en plaindre car j'aime ces histoires où on ne sait pas tout. Que dis-je, c'est ce que je préfère, quand tout n'a pas une explication (mais tient cependant la route).
De la même façon d'ailleurs, si le roman se centre sur une aventure en particulier, on sent qu'il y a quelque chose avant, quelque chose après, parce que les personnages et l'univers vivent indépendamment de cette histoire, ils ne sont pas à son service et on les imagine sans peine continuer d'évoluer.

Alors vous allez me dire : t'es pas objective, tu connais l'auteur . Ben euh, oui. Mais vous n'aurez qu'à lire le livre pour voir que je n'ai pas inventé tout ça ;)

Encore de beaux bijoux

11 nov. 2013

Il est possible que j'aie menti dans ce compte-rendu du Salon Fantastique. Ainsi, au lieu de trimer, j'ai peut-être passé mon temps à regarder les créations de l'Encharmée qui était en face de moi jusqu'à craquer sur un tour de cou, c'est bien possible oui (nan mais, on m'appâtait là, on me faisait des réduc spéciales exposant alors bon et tout quoi).

Pour découvrir cette créatrice, c'est par ici : http://www.boutique.lencharmee.fr/index.php et par là : https://m.facebook.com/lencharmeecreatricedebijoux

L'avis de Ceinwèn

9 nov. 2013

Et voici l'avis de Ceinwèn, de "Lire ou Mourir", que j'ai croisé à Épinal et dont je poste seulement l'avis après des vacances de la flemme bien méritées :



C'est par ici : http://www.lireoumourir.com/pages/cycles-de-fantastique-horreur/damien-loch/damien-loch-1-damien-loch-de-shan-millan.html


Salon fantastique 2013, pour une fois...

7 nov. 2013


Le week-end dernier c'était la 2eme édition du salon fantastique et la 1ère à laquelle je participais, ce fut sans regret. Je pourrais vous parler de jolis costumes, de chouettes artisans, de beaux artistes divers et variés, de joie et d'amour sur fond de petits elfes bruns. Mais ça, c'est quand vous n'êtes pas auteur.

Quand vous êtes auteur, oubliés sont les beaux stands devant lesquels flâner ainsi que l'amour de la paix en costumes douteux et brillants. Un salon, c'est la lutte (au milieu de cris guerriers ou d'un silence fourbe) pour survivre et vendre vos livres, avant que votre éditeur ne pose son regard déçu et froid sur vous et ne vous retire la garde du paquet de croissants (ou de la boîte à quiche, plus vicieux) parce que vous vendez encore moins qu'en librairie. Alors vous êtes là, suant, la voix rauque, mais continuant encore, haranguant les passants pour leur dire (mais en même temps, avez-vous vraiment le sentiment de mentir ?) que votre bouquin est génial.

Vous savez que vous venez de plonger corps et âme dans la fosse au drama de Vie ma vie d'auteur, mais vous continuez quand même. Vos amis - et collègues- auteurs (auxquels vous souriiez pourtant en arrivant sur le stand) n'en sont plus, ils sont l'ennemi à terrasser et vous laissez votre affect au vestiaire ainsi que vos scrupules car après-tout, qu'y pouvez-vous si c'est le prix à payer pour gagner une part de quiche, un croissant, et du saucisson ?

Vous vous retournez soudain fébrile vers le terrifiant et invaincu duo Callico, mercenaires d'élite inégalées, élevées au milieu des fauves sauvages des forêts d'Amérique du sud, et vous vous exclamez : "Hein ?! comment ça Vanessa et Diana en sont à leur 30e vente de la journée ? Mais il est même pas 11h17, ça a ouvert y'a moins de 20 minutes !" et dans un mouvement brusque empli d'une rage désespérée, vous empoignez le prochain passant (tant pis s'il est sourd et aveugle) et vous lui collez votre livre dans les mains en disant que ça pourra toujours caler un meuble ou allumer un bon feu, car après tout, l'hiver arrive non ?

Non loin, force tranquille, Anthelme Hauchecorne - dit le sniper solitaire - bien plus inquiétant si c'est possible, vous effraie par son assurance et son imperturbable avancée tandis qu'il inscrit nonchalamment un nouveau prénom sur un de ses ouvrages alors qu'il y a une seconde encore, vous auriez juré qu'il attendait bras croisés. Vous prenez votre gobelet de café et vous vous en aspergez le visage, non on ne vous volera pas votre rondelle de saucisson si durement méritée, puis vous faites péter quelques boutons de votre chemise (dévoilant votre poitrine charnue ou velue) afin de grappiller quelques lecteurs de plus.

Arrive sans émotion votre éditeur, qui vous tend une assiette : "Tiens mon petit. C'est bien. Presque 10 livres. Prends ton morceau de pain..." Vous mordez avec soulagement dans votre pitance, vous vous apprêtez à souffler un peu quand vous entendez son murmure "... je sais que tu peux faire mieux que ça." et aussitôt, vous reprenez votre tâche, louchant nerveusement vers un décompte peu flatteur tenu d'une main intraitable et qui pourrait, à chacun de vos regards, s'accompagner d'un gong dramatique. Quelque cruel ouvre la boîte de la quiche, s'en coupe un morceau, l'odeur vous saisit et vous donne la force de continuer. Vous espérez vous en sortir assez pour la goûter d'ici la fin de la journée.

Voilà la triste vérité.

Alors je sais, je sais qu'on vous dit plus généralement quelque chose comme : "Et voilà hihi, le salon Plop-trifoupouet est fini, c'était vraiment chouette ! J'ai fait plein de dédicaces et de belles rencontres, merci à tous, on a vu de belles choses et j'ai acheté ci et ça, hihi, et maintenant je vais manger un cupcake à l'arc-en-ciel et prendre mon bain de mousse au chocolat" mais l'on vous berne, l'on vous ment. Il était temps de varier un peu et de braver les interdits pour que la réalité d'un salon soit enfin dévoilée (quelque-dieu-faisant-référence-à-quelque-univers-de-sf/fantasy sait ce qu'il m'en coûtera). Cela me fera patienter en attendant que Zone Interdite ne vienne toquer à ma porte.

Maintenant si vous le permettez, je vais aller manger ma part de quiche.

Fuir très loin

1 nov. 2013

En raison de l'absence de mise à jour récente de ce blog, voici non pas un simple poulpe comme d'habitude mais toute une histoire poulpesque d'une qualité douteuse, merci de votre compréhension.






Je sais pas mais c'est pas mal choupeto au matin

9 sept. 2013

Alors ne me demandez pas pourquoi c'est tombé sur Damien, ni comment ces gens savent que ce blog existe (et qu'il a un animal-mascotte-malgré-lui), mais il se trouve donc que :


Ouais. Comme ça là. Et paf.

Aussi je dirais : si vous avez facebook passez par  et sinon par ici :) (<< ce smiley manifestera ma bonne humeur que je ne sais faire percer par écrit en ce moment car je n'ai que des meubles ikéa en tête et ça me donne moins la patate).

Et puis ben, si vous voulez une dédicace ou un cookie hein, y'en a dans mon garde-manger (oui, je mange mes dédicaces oui, et ?) qui sera peut-être bientôt matérialisé sous la forme d'un meuble en kit.


Aux origines du poulpe

8 août 2013

Lors de la première séance de dédicace aux Caves Alliées j'ai amené un p'tit poulpe en peluche au sourire jovial, histoire de dédramatiser. En effet, quand on regarde la couv' comme ça, on peut se dire : "Hmm, c'est dark" :
"Hmm, c'est dark."

Mais grâce à l'ajout du poulpe, on a soudain une toute autre impression et on se dit que ah non en fait :
"Ah non en fait"

Bien sûr, j'ai pris un poulpe mais j'aurais aussi bien pu prendre un carré de tofu ou Shirley :
  

Ou le chien de Colombo, ou une passoire :
  

Mais notez cependant que si différents accessoires auraient très bien pu faire l'affaire, il convient tout de même de les choisir avec un minimum avec soin. La passoire ou le chien de Colombo n'expriment pas forcément un message très clair, et on pourra douter de l'efficacité du bandeau de Jack Sparrow :
"Hmm... qu'est-ce qu'elle essaye de me dire ?"

Veuillez enfin prendre garde à l'utilisation de certains accessoires choisis à la légère et dont l'association avec votre ouvrage risque d'être quelque peu malheureuse :

Donc:
- aucun rapport avec Lovecraft (je n'ai pas du tout le réflexe mental "poulpe= Cthulhu", pas plus que "chauve-souris = Chtulhu, et donc... Batman est Cthulhu" :o ? Enfin bref ^^).
- aucun rapport non plus avec le mouvement steampunk (idem ici, absence totale de lien poulpe=steampunk dans ma tête, pas plus que poulpe=Jules Verne, ou kraken=pirates).
- aucune attirance particulière, ni passion pour les poulpes.

J'ai juste pris l'habitude après la séance aux Caves de ramener la peluche aux autres dédicaces. Et au moment de devoir illustrer un peu le blog, je me suis dit que ce petit poulpe serait pas trop chiant à dessiner donc je l'ai choisi pour animer un peu les textes. Du coup, il est devenu la mascotte du blog, sans qu'il y ait un message particulier à ça. Valà valà.

Eh oui !

28 juil. 2013




(PS : heureusement que des gens font des trucs qui me permettent de venir poster ici, ça faisait une semaine que j'avais pas mis à jour le blog, mea culpa :/)

Quékavouléquoi

16 juil. 2013



Je m'adresse aux 3 personnes et demie qui lisent ce blog. Dites-voir, avez-vous des préférences sur ce que vous aimeriez que je vienne raconter/poster ici ?

C'est pas tant que je ne sais pas quoi poster (ou alors à peine), mais c'est surtout qu'en bonne procrastineuse, j'ai des scrupules à me mettre à la tâche si en fait ça ne vous intéresse pas du tout que je parle de [truc], parce que vous, vous aimeriez que je parle de [bidule] (sait-on jamais).

Je sais pas, peut-être que vous aimeriez que je vous parle plutôt du bouquin, genre des trucs sur l'univers ou les persos (avec un peu de spoilers ?). Ou que je vous dise ce que j'aime/j'aime pas en littérature-films-etc. et qui a largement influencé mes choix. Ou que je vous parle de trucs qui n'ont rien à voir, genre la gastronomie et les machins que je trouve bons à manger (oui hein, bon). Ou que je vous poste des goodies débiles, ou des playlists, ou des jeux-concours loufoques ? Ou des vidéos youtube de poulpes. Enfin bref...

Ceci n'était pas un post-facile histoire de ne pas rédiger de post aujourd'hui. So not true.

Laea lit vite

14 juil. 2013

Et encore un retour (décidément), d'une blogueuse adepte de l'Antre-Monde rencontrée lors de la dédicace du 6 juillet.

Un avis sur les avis ?

11 juil. 2013

Le sens de la vie par Poulposhan

On me demande si j'ai un avis sur les avis. Si je compte y répondre un jour, ou les commenter. Et ce que ça me fait. En gros.
Aussi :

1) Ouiii, sur chaque retour j'ai un avis :)

2) Non, je n'y répondrai pas et ne ferai pas de commentaires ici (enfin sauf si son auteur me le demande et veut en discuter hein).

(Je n'ai pas envie de venir embellir ou de ternir les retours sur le blog. Je laisse à chacun, ici, le soin de découvrir les avis bruts, sans mon pinaillage, afin qu'on puisse les confronter et peut-être lire le bouquin pour se faire son propre avis. Et ceci n'a rien à voir avec le fait que je suis une grosse feignasse).

3) Ce que ça me fait ? Eh bien ça peut me faire plaisir, me faire sourire, me rendre perplexe... me faire me dire : "Merde, je me suis plantée !" juste le temps qu'un autre retour me fasse penser "Ah mais non en fait, ouf" et ainsi de suite, jusqu'à finir schizophrène peut-être, un jour.

Je m'attarde dessus le temps de les recevoir et de les lire, puis je me concentre sur plus obsédant et bien plus important dans la vie : l'heure du goûter (ou du restau).

Évidemment, si une ligne directrice dans les retours se dégage un jour et me fait voir que je suis complètement tombée à côté de la plaque par rapport à mes objectifs, là je vais me dire merdouille. Et me tordre sur le sol de douleur. Mais en attendant : les mille et uns potentiels gâteaux ou viennoiseries qui nourrissent mon imaginaire du goûter ont bien plus d'impact sur mon état de santé, et mon moral, que les retours.

Vous m'en voyez désolée, je sais que c'est pas top. Mais si ça peut vous consoler, je marche comme ça pour tout, et bien malgré moi. Exemple (véridique) :
21h27 "Oh non, mes 2 trains ont du retard... je vais devoir prendre un car à 23h et arriver à minuit... et comme c'est le retard cumulé qui me fout dans la merde, et pas celui d'un seul train, je ne serai pas remboursée ni rien. Et comme on est dimanche soir, tout est bondé et j'ai pas de place assise pour un trajet de 3h..." >> je fais une tête d'enterrement.

21h31 "OH ! Attends !  Demain je dois aller au marché St Pierre chercher du tissu, je vais passer devant Miss Cupcake ! TROP BIEN ! Je vais prendre un red velvet et un p'tit oriental (c'était à l'époque où j'avais un vrai travail, et un salaire). Haaaaan TROP COOL TROP COOL TROP COOL !"
>> je sautille et les gens autour de moi qui ont entendu le même message sadique de la SNCF ne comprennent absolument pas ce qui se passe.
Cette seule pensée a balayé tout le reste. À tout jamais. Quand j'ai un restau de prévu, ça fait pareil, et ça peut le faire plusieurs jours à l'avance ("Youpiiii ! Vendredi prochain on mange chez Ippudo ! Trop bieeeeen haha" et je suis toute en joie même si je viens d'apprendre que tous les colis que j'attends ont été volés par La Poste et que plein d'emmerdes arriveront durant les jours qui me séparent du restau.)

Ceci dit, les retours et ressentis des lecteurs me donnent souvent des idées de sujets à venir développer ici concernant l'univers, les personnages, mes intentions etc. Du genre >> "ah j'ai trouvé tel truc vraiment trop bordélique !" et moi : "ah bah oui, effectivement, j'avais conçu ça comme un gros bordel à cause de... ah bah, tiens je peux raconter pourquoi sur le blog.")

Mais pour mon humeur, seule compte la nourriture... :/

Quelques pensées de Stfeen

10 juil. 2013



Quand Stfeen ne joue pas à WoW, elle fait des pauses lectures. Et elle a eu la bonne idée de choisir Damien Loch comme découverte du mois.

Du coup, la voilà qui est passée nous faire un p'tit retour une fois sa lecture finie :

"Il y a une profonde proximité avec Lynn. Qui est quand même incroyable, je lis beaucoup, enfin, moins aujourd'hui, ça m'a remise dedans, mais je lisais beaucoup de tous les genres, et je n'ai jamais autant senti un personnage aussi proche de la réalité humaine.
Tous les autres ne me touchaient pas, ils étaient même très fictifs, mais ce bouquin, lui :p Il y a d'énormes cotés humains au goût du jour. C'était comme si cette histoire existait, ou avait existé et est devenue un livre par la suite ^^Et je ne dis pas ça parce que je me suis retrouvée dans la page 184 fin et début 185 ^^
Ah et aussi, le suspens est là jusqu'au bout ! Parce qu'à l'heure qu'il est, je ne sais toujours pas ce que va devenir Lynn, ni même ce qu'a réellement dans la tête Damien.
Jusqu'au bout, on est toujours dans le flou complet, tout est vraiment caché, pour nous donner envie de continuer l'aventure, de prendre le volume 2 pour avoir toutes les réponses à nos questions.
Et l'humour est très décalé aussi xD je me suis mise à rire toute seule :p"

Dédicace du 6 juillet à l'Antre-Monde

8 juil. 2013


(Photo avec l'aimable autorisation de Taly ;))

Merci à tous d'être venus samedi, ce fut bien sympathique :) Et merci à Laea pour les gâteaux en rab' !

Lors de cette dédicace, vous avez reçu un numéro mystère... je n'ai en effet pas retrouvé à temps mon p'tit papier bordélique où j'avais noté les dédicaces déjà effectuées et qui me permettait de m'y retrouver...

Pour savoir à quel numéro correspond votre dédicace, il suffit de me contacter et de me donner votre numéro mystère afin que je vous dise à quel numéro véritable il correspond. Vous pourrez ainsi le modifier sur la page.

Et pour savoir à quoi sert le numéro, c'est ici.

Est-ce qu'il y aura un tome 2 ?

5 juil. 2013


C'est la question qui revient le plus souvent pour l'instant. La réponse est : oui, il y aura un tome 2.

Et sa petite soeur :

Est-ce une saga ? Non. Pas de saga, pas de dizaines de tomes etc. Ce n'est pas une histoire que je ne sais pas où arrêter, oui les persos et l'univers peuvent vivre leur vie et (non) péripéties longuement, mais personnellement je m'attarde sur un épisode de leur vie.

Après, suivant comment j'élaguerai ou non, suivant ce que je peux raconter en plus ou pas (mais qui n'est pas nécessaire), je pense que ça peut aller de 2 à 4 tomes maximum.

Pour moi, l'histoire basique tient en 2 tomes, et ça me convenait comme ça quand j'ai pris des notes pour le récit. Mais je vois bien que du coup je ne révèle jamais certaines choses, comme tout ce qui est un peu à côté de l'intrigue principale. Et comme l'intrigue et la résolution du "problème" ne sont jamais ce que j'ai trouvé de plus intéressant dans un roman, si vous êtes nombreux à partager cet avis, je ne suis pas contre rajouter un peu de "mais c'est pas utile ça !" et autres "ça ne fait pas avancer l'intrigue, scrummggmm" qui ne serviront pas tant l'intrigue que les personnages, leurs relations, leur histoire... (les réponses aux "mystères" du tome 1).

Un p'tit retour de Constance

4 juil. 2013

Il y a des jours où Constance réalise de superbes créations (bijoux, pinces à cheveux...), et il y en a où elle se dit "Tiens, et si je parlais de Damien Loch  ? Allez, soyons fous, je ferai des bijoux plus tard."


 Et voilà ce que ça donne :

Et c'est le tour de psychovision

2 juil. 2013

Et voici de nouveau un partenariat, avec Psychovision cette fois.


Saluons en passant la ténacité de ces lecteurs qui doivent enquiller les lectures et chroniques sans perdre leur souffle. Ici, c'est Stegg qui s'est collé à la critique de Damien Loch et qui nous propose un nouveau regard :

Toute la vérité, enfin dévoilée.

28 juin 2013

(Mince, il y a de la mayonnaise sur mes lunettes de star, j'en perds presque toute ma crédibilité, flûte, saperlipopette...)

Figurez-vous que j'ai été interviewée par Oph. Et ce n'est absolument pas parce que c'est une copine et qu'autrement, je n'aurais jamais eu d'interview de toute ma vie et donc elle a eu un peu pitié, hein. Je ne sais pas ce qui vous fait penser ça. Mais ce n'est pas du tout le cas.

Je lui réponds donc en donnant moult preuves de mon innocence et de mon manque d'expérience à ses questions, tout en niant l'existence du mot "concision". Heureusement qu'Oph a été bienveillante. Et c'est par ici que ça se passe :

Où trouver des bijoux, après le spectacle ?

La quête du bijou original, élégant et avec une pointe de fantastique, était rude et semée d'embûches jusqu'à ce que Constance ouvre sa boutique.

Vaquant d'un style à l'autre, du gothique au steampunk tout en suggérant par ailleurs un peu de gourmandise ou d'accès de mignonnittude, A mon seul Désir est une charmante boutique en ligne qui fonctionne comme l'appel du jelly beans : on veut juste en prendre un, mais on repart avec 500g de bonbons. Et une fois qu'on les a terminés, on en recommande... Bon ben là c'est pareil.

De mon côté, je suis irrécupérable au point que je me suis dit que j'en ferai mon signe distinctif en dédicace vu l'expérience des Imaginales. Il y a les écrivains à chapeau, il y a les écrivains à écharpe, et il y a maintenant les écrivains à bijoux d'A mon seul désir.

Je vous conseille fortement d'y jeter régulièrement un œil car tout se renouvelle (et disparaît :'() très vite.

Stéphane is not a midinette, ok ?

26 juin 2013

Stéphane a eu pitié de moi aux Imaginales quand je l'ai abordé en raison de son très chouette costume. Et c'est ainsi qu'il est reparti avec Damien Loch, dubitatif et avec (je crois bien) un peu cette tête de, vous savez, quand on ressort d'un commerce après avoir discuté des heures avec le vendeur en se disant "Merde, mais pourquoi j'ai acheté ça. Raaaah chuis trop gentil, c'pas vrai...", les bras chargés de hiboux en terre cuite peints à la gouache.
Bon. Eh bien il nous fait part de son avis :


"Finalement ton univers et tes références étant proches des miens, et malgré une couverture qui ne donne pas forcément envie, je suis reparti avec Damien Loch.
Je vais passer rapidement sur le fait que, du coup, mon trajet retour fut un calvaire; mes camarades costumés se demandant au vu du livre si:
a) j'avais pas viré midinette
b) je n'avais pas acheté le livre pour d'obscures raisons n'ayant rien à voir avec son contenu.
Bref...
En rentrant je me suis attaqué à l'ovni (pour moi) de ces imaginales. Et je suis assez surpris, car c'est plutôt pas mal (bon je vais pas faire le gars lourd a te reparler de ta couverture, ni insister sur quelques coquilles ou construction limites, ni même parler d'un personnage secondaire qui est là comme un cheveux sur la soupe... pas mon genre d'être critique)
Mais au final, je dois dire ça m'a bien plus, le ton est léger, ça se lit facilement, les personnages sont relativement attachant...
Du coup bien que mon livre soit désormais souillé de ratures et tâches formant une dédicace des plus espiègles il va rejoindre ma bibliothèque, je n'aurait pas besoin de l'offrir à une midinette.
Enfin bref, tout ça pour te dire bravo, parce que c'était pas gagné ;)"

Encore une bonne raison de venir à l'Antre-Monde

25 juin 2013

Mes tendres et chers lecteurs de mon cœur marshmallowesque à la douceur de guimauve, je serai en dédicaces le samedi 6 juillet à l'Antre-Monde :

Payopoï

Je vous ai déjà parlé de l'Antre-Monde. Bon. Alors forcément, vous aviez déjà envie d'y aller. Eh bien maintenant, vous avez encore plus envie. Parce que vous savez qu'en général, j'apporte un gâteau ou deux avec moi, morfales que vous êtes (ou c'est moi qui... enfin bref).

Aussi, n'attendez plus et réservez votre samedi après-midi afin de me permettre de ne pas le passer à perfectionner mon Art de la Nonchalance en ronflant sur la table et en souriant béatement. Car ça fait de la bave sur les livres et c'est pas terrible-terrible, je serai encore obligée de tous les faire acheter par ma famille.

Quand Damien Loch dessine un poulpe au Petit Prince

21 juin 2013



Noon a eu la très bonne idée d'acheter Damien Loch. Et comme il parait que sa fille s'est jetée dessus (Orphée, contemple les terribles effets de ta couverture), elle m'a dit :
Ma fille a 12 ans, est-ce que ton roman pourrait lui convenir ?
Défaitiste, aigrie, et honnête, j'ai répondu quelque chose comme :
Bah, l'éditeur te dirait oui mais moi euh, pas trop non... enfin ça dépend... disons que le public visé est plus âgé alors tout ce qui fait que j'aime bien, ça risque de pas lui plaire ou de la gêner (comme c'est souvent le cas en plus quand c'est la maléfique couverture du livre qui oriente son public).

Mais en fait, le temps que je réponde, Clara avait déjà lu le roman. Voilà, voilà, c'était bien la peine (quand je vous dis qu'il se lit vite. Et que j'ai du boulot en retard).

Sauf que quand je vois les chroniques de Clara sur son blog, je me dis que de toute façon, j'ai pas trop l'impression qu'elle a 12 ans. Pas du tout même. C'est la perturbation dans la cosmo-énergie. Ben oui, je suis plutôt habituée à parcourir des blogs de gens de 20-25 ans qui m'avaient l'air à toute première lecture d'avoir plutôt 13-15 ans (ne me frappez pas, attendez le "mais"), mais puisqu'ils étaient nombreux dans ce cas, j'ai compris que c'était en fait moi qui avais un problème d'échelle côté âge et manière de s'exprimer. La faute à trop de lettres d'enfants et ado du XVIIIe tout ça, ça m'avait retourné le cerveau. Bref ! En conséquence, j'avais revu mon échelle et tout était devenu merveilleux.

Sauf que le blog de Clara est arrivé. Et maintenant, rien ne va plus.

Bon, voici donc le retour de Clara, à laquelle je ne pensais pas que le bouquin parlerait du tout, et en fait, je m'a trompi :


Grande promo, n'attendez plus

19 juin 2013




Parce que je suis basse et vénale, j'ai créé une offre promotionnelle : les 100 premières personnes à se faire dédicacer le livre, recevrons (si envie) des textes bonus.

Parce que je ne suis ni basse ni vénale, je ne pense à parler de ce truc qu'une fois le bouquin acheté et la dédicace faite..

Voilà voilà. M'enfin maintenant vous êtes au courant.

Poulpofeinte

16 juin 2013

Pour combattre la Tristitude de ce blog et ses pavés de textes indigestes, j'ai décidé de feinter en le ponctuant de poulpes. Des poulpavis, des poulpofête, des poulpocurieux... bref. Du poulpe quoi :

Voyez comme il est ému
Comme je suis une grosse flemmarde, je vous ai un peu torché le dessin parce que je sens que si je dois me fouler pour vous faire des poulpes d'une beauté transcendante, c'est pas pour tout de suite qu'on aura les prochaines mises à jour...

Et pour harmoniser le tout, j'ai poulpisé les anciens avis trop vides en images . Voilà, voilà. Je pense en rajouter encore dans quelques anciens posts, histoire d'appâter le chaland. C'est tellement bas, je sais.

Où se costumer après le spectacle ?

14 juin 2013

Encore une de ces questions vitales qui nous taraudent toute la nuit. Heureusement, Temps d’Élégance est là pour vous.


Dans le centre de Paris, ouverte du lundi au vendredi, alanguie dans un petit nid de plumes à chapeaux, soies, velours et autres tissus, parée de ses bijoux de toutes époques, coiffée de ses biaus rubans et retroussant ses manches de dentelle, Temps d’Élégance est une boutique où vous trouverez toutes ces petites et grandes choses si utiles pour accessoiriser, voire réaliser, votre costume historique ou de fantasy. Car qui n'a pas régulièrement besoin d'un costume, honnêtement ?

En plus, on a l'air d'y boire de bons p'tits verres : http://www.dailymotion.com/video/xt8f02_temps-elegance-pub-2_creation (oui bon, c'est peut-être pas toujours comme ça).

Pour en savoir plus : http://tempsdelegance.com/index.php et http://tempsdelegance.blogspot.fr/



Matthieu fait plein de choses, mais il lit aussi Damien Loch

13 juin 2013

Hop, nouveau retour de lecteur ! Matthieu est un pauvre ère importuné aux Imaginales et qui ne savait pas trop à quoi s'attendre. Il a l'air plutôt content vu comme ça, mais je rappelle que tout avis est éminemment subjectif.


"Donc le verdict : j'ai adoré, j'attends la suite avec impatience.


C'est un "page turner" (j'aime pas cette expression mais ça reste un bon raccourci) : on décroche pas, c'est fluide et surtout, objectif atteint : c'est fun ! Niveau cohérence, tu fais bien mieux que des auteurs dits chevronnés, je n'en ai quasiment pas vu et c'est minime (juste parfois un décalage de temps, genre les personnages prévoient tel truc à tel moment, et tu situes la scène plus tard que ce qui était annoncé). Mais ça reste rarissime.
Autre critique négative, qui pour moi est plus du fait de ton éditeur et d'éventuels relecteurs : il y a pas mal de coquilles. Certaines nuisent un peu (mot manquant ou changement de point de vue).


Passons aux critiques positives. Ton humour claque, parfois le coté Dr House est un peu capillotracté, mais surtout ce qui m'as le plus fait marrer c'est des décalages à la Pratchett, genre la série du Guet des Orfèvres : cynique et caustique. L'ensemble marche tout seul, c'est très cohérent et on en redemande. Chapeau bas pour ton bestiaire : on visualise sans souci et le tout est original.

Tu as un style très anglo-saxon je trouve, j'adore. Les personnages sont crédibles, le personnage de Damien Loch intrigue (c'est surtout pour lui que je parlais de capillotraction : quand on passe de son point de vue par exemple à la soirée costumée c'est un peu too much, après on dirait que le personnage se précise). 

L'histoire que tu racontes est cool, on a envie d'avancer, de découvrir ce monde avec Lynn. Les références foisonnent, que ce soient musicales, geeks, cinéma ou littéraires. Et le second degré sur un monde merveilleux interdit aux gens normaux est très bien maitrisé. Je t'avais dit que je lis peu d'Urban fantasy, la raison principale c'est un gros flip dû à des univers que je trouve souvent plats, peu cohérents et un peu faciles. Ton roman ne s'inscrit pas du tout dans cette veine, un anti Harry Potter qui fait du bien. 

Le truc que je trouve trèèès bien, c'est qu'apparemment tu ne t'es pas pris la tête en écrivant DL, et que ça se ressent dans le ton. Précision : tu sais écrire, et ça se voit, mais tu as su garder un style totalement naturel, ce qui est rare et très cool. D'où ma référence à Pratchett. L'humour passe comme une lettre à la poste et je pense que le fait qu'on sente que tu te marrais en écrivant y est pour beaucoup. Et tout celà sans nuire à l'histoire, qui franchement est prenante.
Pour conclure sobrement : GG, quand est-ce que le tome 2 sort ? x)"

Où acheter des livres après le spectacle ?

11 juin 2013

Car c'est une question qu'on se pose souvent. Aussi, j'ai la solution.

Nichée dans un halo de trottoiture, au cœur battant de l'est de Paris, s'ébat en toute allégresse un paradis du livre de sf, fantasy, gothique, ésotérique, érotique...

Cette mignonnette devanture se languit de vos regards timides et enamourés. Vous ouvrant grand ses bras, du mardi au samedi, ce tendre commerce n'attend que vous pour soupirer d'aise et faire papillonner les pages de ses ouvrages aux mille et douze couleurs, susurrant quelque bon mot d'auteur à vos oreilles. 
Et quand bien même vous seriez trop loin et déploreriez de pouvoir vous rendre en la capitale pour honorer de tels lieux d'insouciance de l'imaginaire, comment pourriez-vous encore résister à l'appel de la commande en ligne ?
Pour en savoir plus sur l'Antre-Monde, c'est ici : http://www.antremonde.com/

Zebuline avait aussi Damien dans ses étagères

10 juin 2013

Bon ben  je continue de rattraper le retard avec cette fois-ci, un avis de Zebuline qui a lu Damien Loch dans le cadre d'un partenariat avec le forum mort-sure.

Zebuline chronique plein d'ouvrages, n'hésitez pas à parcourir son blog ;)


Imaginales 2013

8 juin 2013

Voilà, voilà. Quatre jours passés aux Imaginales où j'ai pu papotouiller avec plein de gens et même retrouver des amis d'il y a fiou-la-la (Oph ! Mais genre Oph quoi !), où j'ai fait des rencontres sympas aussi, des découvertes culinaires osées (le sandwich au thon non égoutté par exemple), et puis parlé du bouquin hein, quand même.

 Oui, on rigole pas chez Asgard/Midgard/Lokomodo/Les Lucioles. Quand on vous met de l'auteur, en vous en met pas qu'à moitié.

Objectif des 4 jours: vendre un livre (facile à remplir, Mathieu a dit qu'il en prendrait un) j'étais donc confiante en le succès de cette entreprise et plutôt partie pour être adepte de l'art de vivre qu'est la nonchalance (s'il avait fait assez chaud, j'aurais mis des claquettes). Mais finalement, je suis principalement restée active sur le stand, à parler du bouquin, des éditions Midgard (vantant leurs mérites avec un sourire au thon saladé), de la température...
J'ai quand même fait quelques dédicaces faut pas croire (et même à une lectrice venue là rien que pour ça, j'en suis toute émue, chuis toute rouge rien en y repensant et les larmes me montent au yeux. Ou c'est la chaleur là, et ma sueur. Enfin bref), j'ai aussi échangé  (plus ou moins) avec une petite fille de 3ans et demi qui m'a dit plusieurs fois que j'étais rebelle et que mon papa c'était Fergus, j'ai évidemment confirmé. Évidemment. Sauf que je m'appelle Merida, pas rebelle. Mais bon, c'est du détail ça.

En gros donc j'ai rencontré plein de gens, brièvement, longuement des fois (mais genre je suis bavarde... alors là je dis genre y'a pire en face hein. Je ne citerai pas de nom. Mais uniquement parce que je ne les ai pas retenus), la plupart du temps c'était très chouette, et je ne vais pas dire que des fois ça ne l'était pas sinon ça va faire se soulever une horde de mécontents car c'est le genre de pique où tout le monde se reconnait par erreur et après c'est le merdier et faut faire des tas de p'tits fours pour s'excuser, dire que c'était une blague, et puis mon four est trop petit (même pour des petits fours, le monde est mal fait), enfin bon...

Dans l'ensemble, c'était chouette. Et d'ailleurs ce retour est tellement positif que je pense que l'esprit de la censure, du bien-pensé, et du "pense à ton image (et à ton éditeur)" s'est emparé de moi. Parce que bon, faut dire quand même aussi qu'on se les caillait bien, que j'étais crevée avec des nuits à me cogner la tête sur la barre métallique du lit du dessus, et qu'à la fin de la journée, j'avais envie de tuer des gens. Non, mais, ah merde... non mais pas vous. Non mais... pas eux non plus. D'autres gens. Enfin bref.

Et puis ça m'a donné des idées pour des posts de blog, inspirés par les retours des gens croisés là-bas (oui, ils lisent vite) et plein de trucs. Je m'y attèle dès que je n'ai plus de travail en retard (haha).

Bon ben ça c'est fait.

Bientôt, de vraies nouvelles. Et des goodies.

30 mai 2013

Mes très chers lecteurs d'amour qui font flamber mon cœur telle une banane au beurre salé dans une crêpe morbihannaise, je suis actuellement en déplacement et ne peux, à mon immense regret, procrastiner au lieu de mettre à jour ce blog.

J'en suis bien malheureuse, mon rythme de vie en est tout chamboulé. Mais cela ne durera pas, très vite, dès que le wifi sera stable, je reviens ici pour vous raconter les Imaginales (un peu quand même, ce serait sympa pour les gens que j'y ai saoulé), et puis pour vous dire plein de choses concernant le roman (car j'ai enfin des idées de trucs inutiles à poster ici) mais surtout, pour vous proposer des goodies dont j'ai eu l'idée aujourd'hui grâce au retour d'un lecteur qui a été la doucereuse goutte de lait d'ânesse faisant déborder mon bain du soir (disons qu'après plusieurs remarques, c'est celle qui a fini par me décider à agir).

Je reviens vite, la semaine prochaine, et je vous dirai plein d'horreurs, et je ferai peur à mon éditeur, promis.

Gros poutoux au gingembre.

L'avis de Gaël. Et non pas la vie de Gaël. Enfin bref.

21 mai 2013

Le premier soir de dédicace, sachez qu'il y a un homme qui a acheté D.L. alors qu'il n'était ni membre de ma famille, ni  membre de mes amis. Ni membre de mon club de collectionneurs de poignées de portes. On n'a jamais chassé les blettes ensemble non plus, enfin bref, on se connaissait pas quoi. Evènement donc assez exceptionnel s'il en est. Après ça, il est reparti vers le lointain et j'ai douté de son existence lorsque son enveloppe diffuse s'est estompée au-delà de mon regard. Et puis en fait, le gars, il avait un compte Facebook tout ça, donc l'instant de pseudo-poésie à effet moisi n'a pas duré.

En tout cas, j'étais plutôt contente qu'il se pose un instant sur sa page pour partager son avis une fois sa lecture terminée. Comme j'ai une rubrique consacrée aux avis et que j'ai un mal de chien à trouver quoi poster sur ce blog, j'en profite donc, sans aucun scrupule, pour partager ce qu'il raconte :


"Je n'ai pas l'habitude de faire mon critique littéraire, mais pour le coup, beaucoup d'entre vous l'aimeront énormément, alors je fais une exception pour Damien Loch de Shan Millan
Ce roman est classé dans l'urban fantasy, c'est à dire qu'il s'agit d'une histoire de fantasy, avec sa magie, ses créatures et ses aventures, mais qui se déroule dans notre monde moderne. Déjà, là, je suis hyper enthousiaste, on en a trop peu des romans comme ça. J'aime la fantasy parce qu'elle me permet de m'évader. Là, on me propose de croire que je pourrais, moi, m'évader pour de vrai... le seul autre roman a m'avoir offert ces émotions c'était R.A. Salvatore avec sa saga des lances qui est aujourd'hui l'un de mes romans préférés (place à présent partagée avec Damien Loch).
Mais ce qui fait la réelle identité de Damien Loch, c'est Shan elle-même. On l'imagine, au fur et à mesure des lignes, en train de raconter l'histoire avec passion et moultes mouvements de mains et envolées de cheveux roux. Et comme si son histoire, son style et son humour ne suffisaient pas, Shan est une geekette de notre génération. L'intégralité du récit est ponctué de petites touches de culture geek : beaucoup de star wars, de Harry Potter, et même une petite touche de Rémy sans famille, c'est dire...

Bon, il serai peut-être temps de parler de l'histoire, non ? Donc c'est une étudiante, comme vous et moi (car je sais que comme moi vous faite partie des gens classés parmi les "bizarres", mes petits marginaux adorés) qui découvre que son voisin n'est ni tout à fait humain, ni tout à fait de ce monde. Et comble de la bêtise, il lui dit qu'elle ne doit pas s'intéresser à lui, que c'est trop dangereux... Vous feriez quoi, vous, à sa place ? Ben c'est ce qu'elle a fait! Elle va s'acharner à connaître ce monde dont elle rêve depuis l'enfance, ce monde qu'elle a imaginé à grands coups de Tolkien et consorts, mais qui se révèle bien différent de tout ça! Une petite félicitation au passage pour la création d'un monde et de races avec une réelle identité, sans les copier/coller habituels (à se demander si on ne serait pas plus en fantastique qu'en fantasy, d'ailleurs).

Voilà pour le résumé, je ne pense pas que plus soit nécessaire. Si vous ne l'avez pas encore compris, Damien Loch m'a enchanté, et je me suis plus d'une fois surpris à réellement m'identifier à l’héroïne (ce qui est d'ailleurs un peu perturbant).

Damien Loch est le premier roman publié de Shan, et c'est là que se trouve la petite tâche au tableau. Quelques erreurs de construction, un personnage secondaire qu'on ne sait pas trop pourquoi il est là (et bon sang, qu'est-ce que c'est énervant de se demander "mais il fout quoi lui ? T'as un putain de truc qui se passe sous ses yeux et lui il se contente de suivre en se raclant la gorge..." ou "Mais... il était là lui???"). Pas de quoi gêner les lecteurs du dimanche, mais pour un dévoreur de livre comme moi, on ne peut pas s'empêcher de tiquer. Mais en même temps, j'ai lu des livres d'auteurs "expérimentés" avec plus de bourdes... Pis on ne peut pas lui en vouloir : il y avait des cookies à la dédicace.

Dernier point noir, toujours lié au fait qu'il s'agisse d'une première publication : on a le sentiment d'une édition bâclée. Des fautes et coquilles qui trainent, et un format inadapté (à mi-chemin entre le grand format et le poche, l'idole des maisons d'édition) --> Damien aurait mérité 100/200 pages de plus sur un format classique.

En résumé : une histoire géniale qui nous correspond à nous, les geeks des années 90, écrit par une jeune auteur pleine de promesses. Je conseille ce livre avec grand enthousiasme, et je vous conseille encore plus vivement de suivre l'actualité de Shan Millan !

C'était la minute littéraire de Gaël^^"


Au cas où

12 mai 2013

J'ouvre une foire aux questions. Au cas où. Genre si euh, des gens ont des questions. Sur le truc. Dont c'est le sujet ici. Voilà. Voilà...

Dédicaces aux Imaginales

7 mai 2013

Poutipoï !

Pour une raison difficilement explicable, je suis en dédicace aux Imaginales, à Epinal, du 22 au 26 mai 2013


Et puis j'y suis bien hein, genre du début à la fin quoi. Chuis à fond. Je sais pas, j'ai dû manger trop de sucre.

Je vous propose donc deux choses :
- de passer me voir si vous êtes au festival et que vous voulez une dédicace (pour l'instant, c'est pas encore trop audacieux comme demande)
- de me donner des idées d'activités, jeux et autres divertissements, réalisables à une table de dédicace en toute discrétion (N.B: je n'ai pas de smartphone). Parce que bon, je me suis dit, le tricot ou la PSP, ça va se voir, ça va donner une mauvaise image de mon éditeur et il va me frapper, tout ça.

N'importe quoi oui, mais n'importe comment, c'est important

5 mai 2013

Voilà.

Donc, on disait ici que D.L c'était du grand n'importe quoi et pour aller avec le ton du récit, il fallait écrire n'importe comment. C'était essentiel. Mais puisqu'on me demande les détails alors que c'est l'heure du poulet croustillant, je vais avec peu d'entrain et en rampant dans mes charentaises faire semblant d'en parler plus longuement ici.

Fond et forme étant liés, j'ai vraiment suivi la même logique que celle expliquée précédemment, sans me demander vraiment comment j'écrivais et en y allant naturellement à base de "allez, on s'amuse", de "oh et puis je mets pas les trucs que j'aime pas ou alors pour rire" et de "et pof, des fois je vais écrire un peu comme je parle. Un peu."
J'imagine que je voulais un narrateur légèrement conteur prout-prout pour rappeler l'ambiance de fond faussement sérieuse, mais aussi oralisant parfois, comme s'il se souvenait qu'il y avait quelqu'un en face. Parce que bon, puisqu'on était lancé dans le mouvement de la fête de la chaussette moldave, oh, hein, pourquoi s'emmerder, racontons comme quand y'a des gens en face et patipou la popeyotte.

Il y a donc une base de narration ronflottante, en clin d’œil à ce qui me saoule parfois en fantasy, et le reste plutôt simple avec un peu d'effet d'oralité. Pas complètement oral vu que l'oral, transposé à l'écrit, c'est illisible et peu intelligible, mais avec des p'tits trucs du langage oral, dans la construction de la phrase et du discours, dans les répétitions/reprises, dans le flux que je voulais fluide et naturel si possible. Donc pas trop de "en vain" ni de reformulations pour que ça deviennent comme on dit à l'écrit, ni trop d'expressions qu'on ne trouve que là.
Beaucoup de passages ont d'abord été dits à l'oral, puis remaniés un peu (mais pas trop) pour être passés à l'écrit. D'où certaines tournures possiblement perturbantes à l'écrit, mais plus fluides à l'oral. Poil au Maroilles. (Oui, bon, il est l'heure de manger là. Manger c'est important. Vous ne vous rendez pas compte comme il est difficile de garder son esprit concentré quand c'est l'heure de manger).

Et je disais quoi...  oui, ben ça. J'ajoute être également influencée par des lectures anglo-saxonnes où souvent le style est quasi-transparent, le ton très fluide et où on ne s'embête pas avec des tournures littéraires plus travaillées. Terrible influence mais on ne peut l'accuser de tous les maux, je suis bien la principale coupable. J'ai fait ce choix inconscient alors que j'en avais d'autres possibles. Oui bon ben, il faut croire que si mes études ont servi à quelque chose, c'est pas à devenir Barthos Raimbaud de Péguy en Hugotine 2. Malgré tout, puisque c'est l'heure de manger... des confidences, on notera qu'à une époque, j'aimais bien écrire "bien" (de la manière officielle qui plaît aux lecteurs et gens de lettres cultivés d'un certain âge) et crâner un peu hein, genre attention, écrire, j'aime ça, je joue avec les styles, prends cette phrase bien travaillée et cette intention de l'auteur dans ta face ami lecteur et oh, un mot rare héhé. Mais euh... j'ai pas tenu. Encore une fois, ça devenait trop sérieux. Or, ce n'a mestier. J'en suis aussi triste que vous, mais je compense. Avec la nourriture par exemple.

Enfin bref. L'autre truc, comme pour le fond, c'est que je voulais éviter de mettre à foison des choses que j'ai souvent croisées mais qui ne me parlaient pas. Du genre : des dialogues bizarres, formatés version Le langage oral vu par l'écrit.
Car oui, il y a le langage écrit, il y a le langage oral, et il y a l'espèce de "langage oral qu'on met à l'écrit", à savoir des tournures, des choix de mots ou d'abréviations qu'on ne voit jamais que quand un personnage est censé parler dans un livre. Non, si franchement, un peu quoi... J'entends très rarement de nos jours parmi les gens de mon âge/génération des "Allons bon, mais qu'as-tu donc encore fait bougre d'idiot ?" ou des "Est-il vraiment sérieux ton ami ? Quelqu'un sait-il pourquoi il est venu ?" (et je crois bien n'avoir jamais entendu de toute ma vie des "m'dame").

**Bonus parenthèse exagéré : Il existe des tas de variantes, suivant qu'on fait parler par exemple un jeune, un enfant ou un gars de mauvaise vie. Bien sûr, j'exagère un peu : c'est peut-être tout simplement un vrai langage oral, mais qu'on avait dans les années 60-70 (parfois je trouve des tournures que j'ai effectivement entendues à l'oral, dans Les Cinq Dernières minutes par exemple, ou dans La Demoiselle d'Avignon). Oui tiens, ça aussi c'est un truc qu'on a pu croiser à l'occasion, quand on a dans un récit des personnages jeunes et qu'on veut les faire parler jeune, mais qu'on les fait parler "jeune" comme quand nous on était jeune, sauf que maintenant, on est plutôt vieux et euh, du coup ça fait bizarre. Si, si, ça fait bizarre... personne qui ne parle de seum ou de swagg, c'est louche. Fin du bonus exagéré.**

L'autre truc qui me fait toujours bizarre, et qui va avec cette convention du "je fais de l'oral, mais à l'écrit", ce sont ces réarrangement d'expressions ou blagues qui ne passent plus une fois rendues propres et réarrangées pour l'écrit, où on remplace un mot par un autre plus travaillé, où on adapte car on est dans de la sf/fantasy etc. Je vois le truc écrit et je n'imagine pas une seconde que le dialogue a été oral un jour (même s'il devient parfois plus stylé ou plus joli). Idem pour certaines reformulations de grossièretés et vulgarités. Après, j'ai peut-être aussi un problème dedans ma tête. Très certainement. Et lu trop de trucs dont trop de trucs pas bien, c'est fort possible.

Encore un autre point, de la même famille : que les personnages soient éduqués ou censés être grossiers, ils m'ont souvent l'air de parler trop bien. Enfin je veux dire, ils ne bafouillent quasiment jamais, ils ne se répètent que très peu, n'interrompent quasiment jamais ce qu'ils disent pour le reformuler différemment, vont à l'essentiel et enfin, quelle chance, disent ce qu'il faut comme il faut, juste pour que ça aille avec la typographie et qu'on puisse insérer dans le dialogue de la narration entre virgules sans que ça ne perturbe ce qu'ils disent, et ils sont bien élevés, quand ils communiquent, c'est chacun son tour.

Enfin bref, ils parlent comme s'ils savaient qu'ils allaient être lus et que cette lecture devait être confortable. Et on y est tellement habitué que non seulement ce n'est pas choquant mais surtout, c'est plus compréhensible et l'inverse devient gênant. Pas de bol. Bien sûr, encore une fois, je généralise. Je parle de choses que j'ai rencontrées, mais ce n'était pas toujours le cas, juste que ça m'a marquée et que je ne voulais pas trop le faire. Un peu, pas trop (mon leitmotiv). Ce qui peut perturber après les lecteurs. Raaah décidément, j'aurais dû penser à eux. Je me rattrape maintenant en leur faisant des cookies, mais est-ce que ce sera suffisant ? Combien de cookies peuvent remplacer le non-emploi de "en vain" et la surabondance de "et" ?

Voilà pour expliquer le bouzin. On constatera que j'ai pas non plus le profil de l'anarchiste de l'écrit vu que j'ai tout aussi bien fait dans le cliché, en utilisant des formules écrites toutes faites et archi-classiques, sans états d'âme et sans pleurer sur mon manque de créativité, parce que ça ne gênait pas la lecture. Maintenant, vous connaissez l'immonde vérité que je ne peux plus cacher. Pas même derrière des cookies. Puisque c'est comme ça, il ne me reste plus qu'à les manger je crois. Que le monde est bien fait.