Dites-donc...

30 avr. 2013

C'est qui les 3 pouyoux qui ont acheté D.L. sur Amazon si bien que y'en reste plus qu'1 en stock ?


Dénoncez-vous, je sais que vous êtes des membres de la famille. Papa, Maman, [et autre arrière-cousin-par-alliance] il va falloir arrêter d'acheter mon livre pour laisser de vrais gens l'acheter, un peu de sérieux. On écrit là, c'est sérieux (<<avec mon plus bel accent d'Outre-Atlantique, j'en tape dans le fond de mon casque de bain). Rendez-leur leurs 3 pauvres exemplaires à Amazon, ils ne vous ont rien fait.

Je tiens à saluer cependant le courage (et le bel esprit d'utopisme) du revendeur d'occasion qui le propose à un tarif si décent que je pense qu'il a dû se tromper d'ouvrage. Ou c'est l'édition de chez La Pléiade (celles avec mon intégrale de récits de jeunesse lycéenne, dont "Lovecraft en vacances en Creuse" et "Flaubert et la pince à document égyptienne") et je suis encore la dernière prévenue. Mais j'ai comme un doute.

Merci !

27 avr. 2013

Un grand merci à tous d'être venus à la dédicace hier soir ! Je ne m'attendais pas à ce que vous soyez si nombreux. Et maintenant je stresse : mince, ils ont acheté le livre, s'ils le lisent, ils vont se rendre compte que c'est pas terrible, comment je vais faire ? On était amis et maintenant... Naooon, pourquoi, pourquoi ? Qu'est-ce qui m'a pris ?! J'aurais dû faire un livre de cuisine et/ou de couture, comme on n'a cessé de me le répéter... c'était tellement plus sûr, plus rassurant...

Enfin bref, maintenant, c'est fait c'est fait hein. Heureusement, je me rattraperai aux Imaginales où personne ne devrait me mettre la pression en achetant D.L. puisque personne n'en aura entendu parler, ouf. (et là, c'est le moment où mon éditeur me fait la gueule. Incorrigible vilaine que je suis).

En tout cas, merci encore, c'tait bien chouette :) (ben oui, quand même)

(Et promis, dans le prochain post, je parle un peu de Damien. Suite à ce qu'on a pu me poser comme questions hier soir...)

Damien Loch, petite introduction

26 avr. 2013

Bah ça alors ! J'ai oublié de parler du roman. Quelle fieffée étourdie je fais, c'est tout moi ça.

Vous vous en doutez, je ne pouvais pas vraiment m'en sortir avec ce genre d'excuse fallacieuse lorsqu'il a fallu démarcher l'agent ou l'éditeur. Je me disais au moment des rédactions de synopsis que j'aurais dû écrire un roman avec une trame linéaire claire et quelque chose comme "tuer le méchant et sauver la fille et/ou la loutre". Parce que je n'arrivais pas à résumer une histoire reposant essentiellement sur des tensions entre personnages, des piques, des surprises, des déconvenues. Et que dit comme ça, ouais hein, ça faisait tout pourri. On se dit "euh, mais ça raconte rien, c'est nul, je vais pas lire ça" alors qu'en fait y'a plein d'action et tout. Et plein de nourriture. Et des poignées de porte en cuivre. Enfin bref...

J'aime pas résumer les histoires quand le résumé ne leur apporte rien et que c'est le ton, la vie des persos, leur humour, leur manque d'humour, leurs rapports... qui font l'intérêt du truc. Parce que ça donne quelque chose où le cœur du récit est perdu. Parce que c'est moins l'histoire qui compte que les personnages, ou plutôt ce sont eux qui la font et non la subissent comme c'est parfois le cas lorsque c'est le plot qui prime (ex: "que feriez-vous si vous découvriez un jour que vous étiez en fait le roi des Poupikignols et que vous deviez sauver le monde, et que votre sœur était en fait votre arrière-grand-mère magique ?"). Généralement quand ça arrive et que les héros sont dépassés par une trame, ce n'est pas que les personnages ne sont pas développés mais ils ont tendance à se transformer un peu en stéréotypes  et je suis pas fan-fan. Mais c'est plus facile à raconter en synopsis, d'accord.

Donc voilà, je m'en sortais pas, j'ai fait quelques vagues synopsis (comme celui du 4e de couverture) propres sur eux mais pas très fidèles au contenu, j'ai tourné l'histoire et le topo dans tous les sens, et puis au bout d'un moment, ça m'a gonflée. Et l'idée de recommencer ici, ça m'a vite fait parler de tout sauf de ça ("Tiens, je vous ai parlé de cette grosse vache là ? Ah, et la 1ère couverture ! Je vous en ai parlé de la 1ère couverture ? Non parce qu'elle est très très bien, attendez-voir... et la 2e, je vous en ai parlé ?").

Je ne pense pas que je résumerai ici le roman du coup. Ou pas très conventionnellement alors. Mais je vais essayer d'en parler. Plutôt que de raconter comment l'histoire commence, je vais plutôt raconter comment ça a commencé pour moi et l'idée derrière. Allez, je vais faire ça. Motivée. Prochain post.

Remerciements

25 avr. 2013

Alors, j'aimerais remercier des gens.

Déjà, Anne, hein, parce que c'est son bouquin. Et donc, sans elle, pas de Damien Loch. Et moins de trucs débiles aussi.
Ensuite, Véronique, parce que sans Véronique, pas de démarches (infructueuses d'accord, mais quand même) d'éditeurs. C'est à elle qu'on doit l'idée "cherche un éditeur" grâce à son enthousiasme contagieux.
Et puis Stéphane, qui m'a fait des retours bien utiles et pas seulement pour le texte mais aussi pour la couverture.
Et puis Steve, très pertinent, qui a également mis le doigt sur des points que je n'arrivais pas forcément à bien formuler et qui m'a permis de me botter les fesses pour retravailler certains passages.
Et puis Chloé, et grâce à elle, Michel, qui ont été bien gentils et ont eu de bons conseils pour le démarchage.
Et puis Thomas, parce que quand même. Même si... ben quand même quoi !
Et puis Tina, référence en histoire de l'art.
Et puis Taly, sans qui un peu tout aurait servi à rien ou presque.
Et puis Peggy, qui s'est laissée corrompre par du gâteau au chocolat (car oui, ça marche comme ça dans l'édition).
Et puis Orpheelin, qui non seulement a fait la couv' mais surtout me fait de la pub :)

Et puis tous les amis et connaissances qui ont accepté de jouer les cobayes-lecteurs et qui m'ont encouragée par leurs retours et impressions (Fanny, Elyra, Yoann...).

Au moment d'écrire le bouquin ben... euh... j'ai fait comme d'hab, j'ai ouvert un doc et j'ai écrit des trucs. Et puis ensuite ça a fait un roman. Et puis après ça a circulé dans mon entourage. Et puis un jour un éditeur l'a validé pour publication. Et pouf publié, et après je me suis dit "Eh meeeeerde, j'ai oublié les remerciements". C'est à dire qu'au moment d'écrire je prenais pas trop ça au sérieux, donc je ne me sentais pas vraiment de faire un encart "Remerciements" genre "Attention, ceci est un vrai livre, qui se la pète genre je suis un vrai livre, ok ? Respect." 
Et après c'est allé un peu vite. Du coup ben, je vous remercie ici. Merci.

Les aventures de la couverture finale

24 avr. 2013

Bon, comme on n'a pas pu prendre comme illustrateur M. Je-dessine-trop-bien-que-tu-te-pends-après-avoir-vu-mes-dessins-(et-le-pire-c'est-que-je-le-sais-*sourire bright*), j'ai dû me rabattre sur une obscure illustratrice méconnue qui...

Mais non. Je mens éhontément. En réalité mon intermédiaire chez Midgard, aka Peggy, m'a dit "bon ben faut une autre couverture donc". Et j'ai demandé aux gens talentueux autour de moi, qui avaient lu le livre et que ça pourrait intéresser, si quelqu'un voulait se charger de la couverture, et Orpheelin s'est retrouvée à proposer un rough qui a été retenu. Et j'en suis bien heureuse.

Alors ouais, comme ça là, vous le savez peut-être pas. Mais Orpheelin, bien qu'elle dessine très bien tout et n'importe quoi et pas que les bogoss à poils, elle a quand même un p'tit truc avec les bogoss. Pas qu'à poils. Hein, non, dis, on peut le dire, un peu ? C'est que ça fait vendre, le bishonen-métalleux et/ou viking torse nu qui refait son brushing nonchalamment adossé, sous la pluie, à un arbre et/ou un cheval sauvage... Alors forcément, dans les propositions de rough, eh bien on a eu 2 orientations possibles :

1. Damien, le type pas net :


2. Damien, le type que tu verrais bien de façon un peu plus nette, si possible dans ton lit :


Je sais pas pour vous, mais bien que la 2e soit pas mal, notamment selon quelques culottes anonymes qui n'ont pas souhaité être représentées ici, je craignais que son public ne soit un tout p'tit peu trop orienté.

Et puis je sais paaaaas, enfin, pour ceux qui ont lu le livre, si on résume à la truelle moldave, c'est quand un peu partout des blagues et un p'tit filet de merveilleux sous une crème de trash. Et on risquait de ne pas s'en douter tout de suite là. Alors en revanche, c'est sûr, c'était plutôt vendeur, je ne doute pas que plein de personnes se seraient jetées dessus. Mais il est possible qu'elles auraient été déçues je crois. En ne trouvant pas à l'intérieur ce qu'elles recherchaient ("Comment ça, Damien ne scintille pas ?!"), tandis que ceux qui auraient recherché le bon contenu n'auraient peut-être pas pensé à se pencher sur cette couverture. Bref, du coup j'ai plutôt retenu la 1ère, que j'aimais pour son ambiance.

Après échanges avec Peggy (mon intermédiaire de chez Midgard sans laquelle ce livre serait resté dans un carton, à caler mon chevalet), il a fallu mettre une touche de "moderne" pour qu'on sache que ça se passe maintenant, et rendre le personnage plus détaillé/visible et... sexy ? (une possible influence du diabolique rough n°2 peut-être ?)

>> Et on a obtenu cette première version :

Je sais que c'était du détail mais j'ai préféré le pull plus soft, pas par pudibonderie mais pour (encore une fois) éviter de rendre le perso trop "viens-vers-moi-petite-ménagère-solitaire-et-toi-aussi-jeune-fille-aux-hormones-en-fleurs".
Et c'est aussi là que le fabuleux Stéphane m'a fait remarquer que sans les ronces, on perdait quelque chose de l'inquiétant végétal inextricable qui collait pourtant pas mal au contenu du bouquin. Ni une, ni deux, après quelques modifications, on a eu la version finale :

Voilà toute l'histoire pour les curieux.

Et pour retrouver Orpheelin, c'est :

ici , et aussi ici, et aussi ici

Une première couverture (et des tas de clés)

23 avr. 2013

Avant que Damien Loch ne soit publié, j'avais fait réaliser un dessin de couverture par un illustrateur/artiste, Yoann Lossel (il fait plein de trucs tenez, allez voir). Pour aller avec le ton du roman et son ambiance, je cherchais ce genre de dessin qu'ont certaines couvertures de romans anglo-saxons, quelque chose où le merveilleux et l'inquiétant se côtoient en toute tranquillité, quelque chose de faussement confus/fouillis mais organisé. Un peu conte. Un peu légende.

Bref, et ça a donc terminé avec ce dessin :
Cette couverture n'a finalement pas pu être retenue pour la version éditée du roman, mais je tenais à la partager avec vous. Je trouve vraiment qu'elle correspond à ce que je recherchais et puis, au bouquin surtout. J'aime l'atmosphère qui s'en dégage et j'apprécie d'y retrouver des contrastes et ambiguïtés, j'aime comment le crayonné relativement doux s'oppose aux objets et à leur aspect mystérieux/inquiétant. Il y a quelques spoilers dedans. Bon, je sais que personne ne lit ce blog mais je vais faire comme ci, pour les apparences, même si je viens de me griller : Et vous, ça vous botte-t-y ?

Et voilà pourquoi

Je tenais à bien faire les choses. Aussi je me suis renseignée sur les photos d'écrivain. Car c'est tout un art, la photo d'écrivain. Tenez, quelques exemples instructifs :

http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20130206.OBS7945/les-8-astuces-pour-reussir-une-mauvaise-photo-d-ecrivain.html

J'ai assez vite compris que je n'avais rien en stock qui convenait. En attendant de pouvoir traîner le tapis perse de ma maman sous un arbre des Tuileries, pour poser accompagnée d'une bibliothèque, vêtue d'une écharpe rouge et arborant un regard énigmatique, la tête inclinée sur le côté, j'ai opté comme avatar pour une photo de grosse vache.


Rien à voir avec mon caractère. J'apprécie le possible message caché qui va habituellement avec ce genre de choix maladroit, mais je l'ai choisie essentiellement parce qu'elle convient tout à fait au caractère artisanal des lieux. Et puis ça me rappelle la Creuse.

Dédicace aux Caves Alliées le 26 avril 2013

20 avr. 2013

 Mes chers lecteurs adorés qui font palpiter mon cœur grassouillet,

Pour rester dans le ton j'ai fait une photo artisanale

Je serai présente le vendredi 26 avril à 19h30 aux Caves Alliées à  l'occasion de la soirée de lancement Croisade des Carpathes et Damien Loch. Bon, ça, c'est une chose mais surtout :

Pour tout exemplaire de Damien Loch acheté, 2 cookies faits maison offerts (+ 1 pour les amis) ! Eh oui, alors n'hésitez plus et profitez de cette offre exceptionnelle qui évoque avec beaucoup d'entrain les foires aux flagourniettes de Champibon-le-Maraichoix et autres festivités du printemps car oui, je fais des dédicaces de saison. Comme les pizzas.

Venez nombreux !
Big Pusuja