Bientôt, de vraies nouvelles. Et des goodies.

30 mai 2013

Mes très chers lecteurs d'amour qui font flamber mon cœur telle une banane au beurre salé dans une crêpe morbihannaise, je suis actuellement en déplacement et ne peux, à mon immense regret, procrastiner au lieu de mettre à jour ce blog.

J'en suis bien malheureuse, mon rythme de vie en est tout chamboulé. Mais cela ne durera pas, très vite, dès que le wifi sera stable, je reviens ici pour vous raconter les Imaginales (un peu quand même, ce serait sympa pour les gens que j'y ai saoulé), et puis pour vous dire plein de choses concernant le roman (car j'ai enfin des idées de trucs inutiles à poster ici) mais surtout, pour vous proposer des goodies dont j'ai eu l'idée aujourd'hui grâce au retour d'un lecteur qui a été la doucereuse goutte de lait d'ânesse faisant déborder mon bain du soir (disons qu'après plusieurs remarques, c'est celle qui a fini par me décider à agir).

Je reviens vite, la semaine prochaine, et je vous dirai plein d'horreurs, et je ferai peur à mon éditeur, promis.

Gros poutoux au gingembre.

L'avis de Gaël. Et non pas la vie de Gaël. Enfin bref.

21 mai 2013

Le premier soir de dédicace, sachez qu'il y a un homme qui a acheté D.L. alors qu'il n'était ni membre de ma famille, ni  membre de mes amis. Ni membre de mon club de collectionneurs de poignées de portes. On n'a jamais chassé les blettes ensemble non plus, enfin bref, on se connaissait pas quoi. Evènement donc assez exceptionnel s'il en est. Après ça, il est reparti vers le lointain et j'ai douté de son existence lorsque son enveloppe diffuse s'est estompée au-delà de mon regard. Et puis en fait, le gars, il avait un compte Facebook tout ça, donc l'instant de pseudo-poésie à effet moisi n'a pas duré.

En tout cas, j'étais plutôt contente qu'il se pose un instant sur sa page pour partager son avis une fois sa lecture terminée. Comme j'ai une rubrique consacrée aux avis et que j'ai un mal de chien à trouver quoi poster sur ce blog, j'en profite donc, sans aucun scrupule, pour partager ce qu'il raconte :


"Je n'ai pas l'habitude de faire mon critique littéraire, mais pour le coup, beaucoup d'entre vous l'aimeront énormément, alors je fais une exception pour Damien Loch de Shan Millan
Ce roman est classé dans l'urban fantasy, c'est à dire qu'il s'agit d'une histoire de fantasy, avec sa magie, ses créatures et ses aventures, mais qui se déroule dans notre monde moderne. Déjà, là, je suis hyper enthousiaste, on en a trop peu des romans comme ça. J'aime la fantasy parce qu'elle me permet de m'évader. Là, on me propose de croire que je pourrais, moi, m'évader pour de vrai... le seul autre roman a m'avoir offert ces émotions c'était R.A. Salvatore avec sa saga des lances qui est aujourd'hui l'un de mes romans préférés (place à présent partagée avec Damien Loch).
Mais ce qui fait la réelle identité de Damien Loch, c'est Shan elle-même. On l'imagine, au fur et à mesure des lignes, en train de raconter l'histoire avec passion et moultes mouvements de mains et envolées de cheveux roux. Et comme si son histoire, son style et son humour ne suffisaient pas, Shan est une geekette de notre génération. L'intégralité du récit est ponctué de petites touches de culture geek : beaucoup de star wars, de Harry Potter, et même une petite touche de Rémy sans famille, c'est dire...

Bon, il serai peut-être temps de parler de l'histoire, non ? Donc c'est une étudiante, comme vous et moi (car je sais que comme moi vous faite partie des gens classés parmi les "bizarres", mes petits marginaux adorés) qui découvre que son voisin n'est ni tout à fait humain, ni tout à fait de ce monde. Et comble de la bêtise, il lui dit qu'elle ne doit pas s'intéresser à lui, que c'est trop dangereux... Vous feriez quoi, vous, à sa place ? Ben c'est ce qu'elle a fait! Elle va s'acharner à connaître ce monde dont elle rêve depuis l'enfance, ce monde qu'elle a imaginé à grands coups de Tolkien et consorts, mais qui se révèle bien différent de tout ça! Une petite félicitation au passage pour la création d'un monde et de races avec une réelle identité, sans les copier/coller habituels (à se demander si on ne serait pas plus en fantastique qu'en fantasy, d'ailleurs).

Voilà pour le résumé, je ne pense pas que plus soit nécessaire. Si vous ne l'avez pas encore compris, Damien Loch m'a enchanté, et je me suis plus d'une fois surpris à réellement m'identifier à l’héroïne (ce qui est d'ailleurs un peu perturbant).

Damien Loch est le premier roman publié de Shan, et c'est là que se trouve la petite tâche au tableau. Quelques erreurs de construction, un personnage secondaire qu'on ne sait pas trop pourquoi il est là (et bon sang, qu'est-ce que c'est énervant de se demander "mais il fout quoi lui ? T'as un putain de truc qui se passe sous ses yeux et lui il se contente de suivre en se raclant la gorge..." ou "Mais... il était là lui???"). Pas de quoi gêner les lecteurs du dimanche, mais pour un dévoreur de livre comme moi, on ne peut pas s'empêcher de tiquer. Mais en même temps, j'ai lu des livres d'auteurs "expérimentés" avec plus de bourdes... Pis on ne peut pas lui en vouloir : il y avait des cookies à la dédicace.

Dernier point noir, toujours lié au fait qu'il s'agisse d'une première publication : on a le sentiment d'une édition bâclée. Des fautes et coquilles qui trainent, et un format inadapté (à mi-chemin entre le grand format et le poche, l'idole des maisons d'édition) --> Damien aurait mérité 100/200 pages de plus sur un format classique.

En résumé : une histoire géniale qui nous correspond à nous, les geeks des années 90, écrit par une jeune auteur pleine de promesses. Je conseille ce livre avec grand enthousiasme, et je vous conseille encore plus vivement de suivre l'actualité de Shan Millan !

C'était la minute littéraire de Gaël^^"


Au cas où

12 mai 2013

J'ouvre une foire aux questions. Au cas où. Genre si euh, des gens ont des questions. Sur le truc. Dont c'est le sujet ici. Voilà. Voilà...

Dédicaces aux Imaginales

7 mai 2013

Poutipoï !

Pour une raison difficilement explicable, je suis en dédicace aux Imaginales, à Epinal, du 22 au 26 mai 2013


Et puis j'y suis bien hein, genre du début à la fin quoi. Chuis à fond. Je sais pas, j'ai dû manger trop de sucre.

Je vous propose donc deux choses :
- de passer me voir si vous êtes au festival et que vous voulez une dédicace (pour l'instant, c'est pas encore trop audacieux comme demande)
- de me donner des idées d'activités, jeux et autres divertissements, réalisables à une table de dédicace en toute discrétion (N.B: je n'ai pas de smartphone). Parce que bon, je me suis dit, le tricot ou la PSP, ça va se voir, ça va donner une mauvaise image de mon éditeur et il va me frapper, tout ça.

N'importe quoi oui, mais n'importe comment, c'est important

5 mai 2013

Voilà.

Donc, on disait ici que D.L c'était du grand n'importe quoi et pour aller avec le ton du récit, il fallait écrire n'importe comment. C'était essentiel. Mais puisqu'on me demande les détails alors que c'est l'heure du poulet croustillant, je vais avec peu d'entrain et en rampant dans mes charentaises faire semblant d'en parler plus longuement ici.

Fond et forme étant liés, j'ai vraiment suivi la même logique que celle expliquée précédemment, sans me demander vraiment comment j'écrivais et en y allant naturellement à base de "allez, on s'amuse", de "oh et puis je mets pas les trucs que j'aime pas ou alors pour rire" et de "et pof, des fois je vais écrire un peu comme je parle. Un peu."
J'imagine que je voulais un narrateur légèrement conteur prout-prout pour rappeler l'ambiance de fond faussement sérieuse, mais aussi oralisant parfois, comme s'il se souvenait qu'il y avait quelqu'un en face. Parce que bon, puisqu'on était lancé dans le mouvement de la fête de la chaussette moldave, oh, hein, pourquoi s'emmerder, racontons comme quand y'a des gens en face et patipou la popeyotte.

Il y a donc une base de narration ronflottante, en clin d’œil à ce qui me saoule parfois en fantasy, et le reste plutôt simple avec un peu d'effet d'oralité. Pas complètement oral vu que l'oral, transposé à l'écrit, c'est illisible et peu intelligible, mais avec des p'tits trucs du langage oral, dans la construction de la phrase et du discours, dans les répétitions/reprises, dans le flux que je voulais fluide et naturel si possible. Donc pas trop de "en vain" ni de reformulations pour que ça deviennent comme on dit à l'écrit, ni trop d'expressions qu'on ne trouve que là.
Beaucoup de passages ont d'abord été dits à l'oral, puis remaniés un peu (mais pas trop) pour être passés à l'écrit. D'où certaines tournures possiblement perturbantes à l'écrit, mais plus fluides à l'oral. Poil au Maroilles. (Oui, bon, il est l'heure de manger là. Manger c'est important. Vous ne vous rendez pas compte comme il est difficile de garder son esprit concentré quand c'est l'heure de manger).

Et je disais quoi...  oui, ben ça. J'ajoute être également influencée par des lectures anglo-saxonnes où souvent le style est quasi-transparent, le ton très fluide et où on ne s'embête pas avec des tournures littéraires plus travaillées. Terrible influence mais on ne peut l'accuser de tous les maux, je suis bien la principale coupable. J'ai fait ce choix inconscient alors que j'en avais d'autres possibles. Oui bon ben, il faut croire que si mes études ont servi à quelque chose, c'est pas à devenir Barthos Raimbaud de Péguy en Hugotine 2. Malgré tout, puisque c'est l'heure de manger... des confidences, on notera qu'à une époque, j'aimais bien écrire "bien" (de la manière officielle qui plaît aux lecteurs et gens de lettres cultivés d'un certain âge) et crâner un peu hein, genre attention, écrire, j'aime ça, je joue avec les styles, prends cette phrase bien travaillée et cette intention de l'auteur dans ta face ami lecteur et oh, un mot rare héhé. Mais euh... j'ai pas tenu. Encore une fois, ça devenait trop sérieux. Or, ce n'a mestier. J'en suis aussi triste que vous, mais je compense. Avec la nourriture par exemple.

Enfin bref. L'autre truc, comme pour le fond, c'est que je voulais éviter de mettre à foison des choses que j'ai souvent croisées mais qui ne me parlaient pas. Du genre : des dialogues bizarres, formatés version Le langage oral vu par l'écrit.
Car oui, il y a le langage écrit, il y a le langage oral, et il y a l'espèce de "langage oral qu'on met à l'écrit", à savoir des tournures, des choix de mots ou d'abréviations qu'on ne voit jamais que quand un personnage est censé parler dans un livre. Non, si franchement, un peu quoi... J'entends très rarement de nos jours parmi les gens de mon âge/génération des "Allons bon, mais qu'as-tu donc encore fait bougre d'idiot ?" ou des "Est-il vraiment sérieux ton ami ? Quelqu'un sait-il pourquoi il est venu ?" (et je crois bien n'avoir jamais entendu de toute ma vie des "m'dame").

**Bonus parenthèse exagéré : Il existe des tas de variantes, suivant qu'on fait parler par exemple un jeune, un enfant ou un gars de mauvaise vie. Bien sûr, j'exagère un peu : c'est peut-être tout simplement un vrai langage oral, mais qu'on avait dans les années 60-70 (parfois je trouve des tournures que j'ai effectivement entendues à l'oral, dans Les Cinq Dernières minutes par exemple, ou dans La Demoiselle d'Avignon). Oui tiens, ça aussi c'est un truc qu'on a pu croiser à l'occasion, quand on a dans un récit des personnages jeunes et qu'on veut les faire parler jeune, mais qu'on les fait parler "jeune" comme quand nous on était jeune, sauf que maintenant, on est plutôt vieux et euh, du coup ça fait bizarre. Si, si, ça fait bizarre... personne qui ne parle de seum ou de swagg, c'est louche. Fin du bonus exagéré.**

L'autre truc qui me fait toujours bizarre, et qui va avec cette convention du "je fais de l'oral, mais à l'écrit", ce sont ces réarrangement d'expressions ou blagues qui ne passent plus une fois rendues propres et réarrangées pour l'écrit, où on remplace un mot par un autre plus travaillé, où on adapte car on est dans de la sf/fantasy etc. Je vois le truc écrit et je n'imagine pas une seconde que le dialogue a été oral un jour (même s'il devient parfois plus stylé ou plus joli). Idem pour certaines reformulations de grossièretés et vulgarités. Après, j'ai peut-être aussi un problème dedans ma tête. Très certainement. Et lu trop de trucs dont trop de trucs pas bien, c'est fort possible.

Encore un autre point, de la même famille : que les personnages soient éduqués ou censés être grossiers, ils m'ont souvent l'air de parler trop bien. Enfin je veux dire, ils ne bafouillent quasiment jamais, ils ne se répètent que très peu, n'interrompent quasiment jamais ce qu'ils disent pour le reformuler différemment, vont à l'essentiel et enfin, quelle chance, disent ce qu'il faut comme il faut, juste pour que ça aille avec la typographie et qu'on puisse insérer dans le dialogue de la narration entre virgules sans que ça ne perturbe ce qu'ils disent, et ils sont bien élevés, quand ils communiquent, c'est chacun son tour.

Enfin bref, ils parlent comme s'ils savaient qu'ils allaient être lus et que cette lecture devait être confortable. Et on y est tellement habitué que non seulement ce n'est pas choquant mais surtout, c'est plus compréhensible et l'inverse devient gênant. Pas de bol. Bien sûr, encore une fois, je généralise. Je parle de choses que j'ai rencontrées, mais ce n'était pas toujours le cas, juste que ça m'a marquée et que je ne voulais pas trop le faire. Un peu, pas trop (mon leitmotiv). Ce qui peut perturber après les lecteurs. Raaah décidément, j'aurais dû penser à eux. Je me rattrape maintenant en leur faisant des cookies, mais est-ce que ce sera suffisant ? Combien de cookies peuvent remplacer le non-emploi de "en vain" et la surabondance de "et" ?

Voilà pour expliquer le bouzin. On constatera que j'ai pas non plus le profil de l'anarchiste de l'écrit vu que j'ai tout aussi bien fait dans le cliché, en utilisant des formules écrites toutes faites et archi-classiques, sans états d'âme et sans pleurer sur mon manque de créativité, parce que ça ne gênait pas la lecture. Maintenant, vous connaissez l'immonde vérité que je ne peux plus cacher. Pas même derrière des cookies. Puisque c'est comme ça, il ne me reste plus qu'à les manger je crois. Que le monde est bien fait.

Je voulais pas écrire Damien Loch (ou "pourquoi c'est du grand n'importe quoi")

3 mai 2013

Comme vous avez pu le constater, ça fait deux fois que je promets de causer du bouquin "dans le prochain post", et deux fois que je le fais pas. Voilà, voilà... C'est dire si je vous ai pas menti quand j'ai dit que ça me gavait ce genre de truc *insérez ici le smiley de votre choix* (c'est d'ailleurs un peu con quand il faut démarcher ou quand les gens, à juste titre, vous sortent "et alors, ça parle de quoi ton machin ?" Mais fort heureusement, je n'ai rien contre les gros moments de solitude).

Vendredi soir dernier, des moments de perplexité dans le regard m'ont été offerts avec beaucoup de tendresse. C'est encourageant pour rentrer dans le vif du sujet. Mais il faut croire que je suis d'une incroyable mauvaise volonté. Ou adepte de la procrastination. Bon. Bon, bon bon... je vais aller voir si Kek a sorti un nouveau jeu.

Alors ! Au départ, je ne voulais pas écrire Damien Loch. Voilà. Enfin, j'ai rien contre lui hein, mais... comment dire... Bon. Quand j'étais môme, j'étais bercée de contes et légendes (légendes arthuriennes, mythologie and co), des Légendes de la Mort, de fantastique, sf, fantasy, du Seigneur des Anneaux, bref. Et je me disais : "Ouééé ! Quand je serai grande, moi aussi j'écrirai une super saga épique de fantasy et tout et tout, et que ça sera trop bien !" Un truc avec des cartes faites main et tout et tout hein. De la marchandise de qualité.
Bien sûr, je ne suis jamais devenue grande, ce qui a plus ou moins entaillé ce beau projet. Et surtout, bah, je me suis rendue compte que non en fait. J'aimerais bien, hein, mais... pas moyen. J'ai un mécanisme d'auto-destruction qui s'enclenche dès lors que j'essaye d'écrire de la fantasy épique ou juste "qui a de la gueule".

S'il y a des choses que j'aime bien lire, je me retrouve incapable de les écrire. Pour diverses raisons, quand j'essaye, je n'arrive pas à croire en ce que je fais, je me sens honteuse ou énervée de mettre un truc pareil, ou plus couramment : je ne parviens pas à garder mon sérieux. Pas de problème pour entendre parler d'une reine des elfes super trop bonasse et sans défauts, et qui sait aussi sculpter la glace avec ses orteils et chanter en Sarde, mais je suis incapable de rester motivée pour écrire ça (ou alors en parodie).
Idem pour le contenu de l'histoire, j'ai un mal de chien à écrire quelque chose du type légende/fantasy épique/personnages sérieux parce que... j'arrive pas à croire à ce que j'écris, j'arrête pas de me dire qu'on voit que ça tient pas debout etc. (et je suis assez méchante avec moi-même en général). C'est ballot. Aucun problème pour le lire, je ne m'en moque pas (enfin, pas toujours). Mais alors l'écrire, je crois que je trouverais tout ridicule, trop sérieux, too much, trop "Attention, j'écris une putain de grosse histoire de oufs là, hein ? Tchoupi et Petit Ours Brun, c'est fini les gars, fini. Je fais THE saga okay ?"

Donc le projet d'écrire une super saga de fantasy, genre Le Seigneur des Trônes de la Dune du Contre-vent (en un peu moins bien, j'en ai conscience)... non. Désolée, je... 'a marche pas. J'ai déjà écrit des trucs sérieux hein (ou presque), d'ailleurs, en soi, Damien Loch, c'est plutôt sérieux (dans le fond) et assez tragico-dramatique (dans le tréfonds,  mais vous ne le savez pas encore). Mais bon. Pas complètement.

J'étais donc bloquée pour écrire the saga qui tue, mais en revanche j'étais totalement relaxée pour écrire à la place une petite histoire qui ne mangeait pas de pain (même pas celui des canards) et c'est comme ça qu'est venu Damien Loch, qui a d'ailleurs commencé sur une blague et une idée-à-la-con. Petit à petit, j'ai intégré des thèmes qui me sont chers, des univers et histoires que j'avais envie de raconter, et qui me tournaient en dedans depuis longtemps (comme une vieille gastro), ça s'est collé tout seul au récit qui prenait forme.

Ce qui m'a fait du bien, c'est justement de ne pas écrire the saga qui tue et de faire des trucs qui ne se font pas. De mettre ce qui me manquait quand je lisais une histoire : des réactions que j'aurais voulu voir parfois, des scènes que j'aurais aimé croisées, bref, tout ce que j'attendais quand je lisais une histoire mais ne trouvais pas toujours, ce qui ne me gâchait pas la lecture mais ne me correspondait pas.

En tout logique, j'ai fait un micmac qui me correspond plus : des héros geek mais qui ne sont pas des parodies de geek, une héroïne fille qui est ni girly ni caractérielle, des gens qui se plaignent quand faut marcher trop longtemps (car oui, il y en a), des faux-départs, des désillusions, des douches (mais pourquoi prendre autant de douches ?), des scènes qui ne servent à rien mais qui font partie de la vie et apportent quelque chose à leur manière (comme des scènes de douche par exemple), des dialogues que je pourrais entendre pour de vrai, avec de vrais gens qui se répètent et qui n'essayent pas de parler bien sous prétexte qu'ils savent que quelqu'un va les lire car en fait ils sont dans un roman.
Enfin bref, des choses que j'ai pu expérimenter, des choses en lesquelles je crois ou des choses qui m'énervent et dont je voulais me moquer gentiment.

Du coup, j'ai un peu tout ça qui se mélange : à la fois ce que j'aime et ce qui m'énerve. Des trucs que j'ai envie de voir dans une histoire, et d'autres que j'en ai marre de voir et donc que je mets pour pointer du doigt et les détourner. Ce qui fait un sacré fourre-tout bordélique j'en conviens, entre les trucs à prendre au 1er degré et ceux à prendre au 2nd, entre les trucs qui sont des références amusées à d'autres récits ou habitudes d'écritures, et ceux qui sont réellement au cœur de l'histoire.... Mais ça me parle et ça me suffisait comme ça (je n'avais pas encore d'ambition expansionniste à l'époque, et j'ai l'impression que je n'en ai pas encore tout à fait assez, cf ce blog très laid et ces posts au contenu anarchique et au ton peu soigné). Je ne m'attendais à ce que ça parle à d'autres qu'à moi et mes amis. Et puis ça a été un peu le cas. Et avec ça, viennent forcément les "Gnié ?"

Je pense pas qu'il faille réellement certaines clés pour comprendre le récit, je crois qu'il y a différents niveaux de lecture de toute façon et que dans tous les cas, on a la trame qui peut se suivre tranquilou (ou pas tranquilou si on n'aime pas). Je pense que le récit parlera forcément plus à une certaine génération (plus qu'à une tranche d'âge), faites de références (littéraires, cinématographiques, and co) mais que c'est pas non plus nécessaire pour s'y retrouver. Ce qui est sûr, c'est que ça n'a pas été écrit à la base pour qu'on s'y retrouve.

Je ne l'ai pas assez écrit pour les gens, pour vous. J'ai pas assez fait ma littéraire, mon auteur du XIXe, ma marquise du XVIIe qui sait pertinemment que tout le monde va lire sa correspondance et qui en plus va montrer que eh, j'ai de l'éducation madame. Non, là, on peut dire que c'est raté. Je me suis amusée, j'ai pas été l'exigence née (je sais qu'il ne faut pas le dire. Mais je vais pas non plus vous mentir). J'ai écrit pour ma meilleure amie en écrivant pour moi  (ça a l'air bizarre dit comme ça, mais elle et moi on se comprend. Enfin j'espère) et en faisant une de ces grandes histoires sous forme de petit récit qui me plait bien. Et ça a rempli son objectif premier.

Mais là on est en train de sortir de cet objectif (bon sang mais des gens qui ne sont PAS de ma famille achètent mon roman sur Amazon. Sortez-moi de cette réalité fantasmée, je sais à présent qu'il y a un bug dans la matrice).

Voilà déjà pour en savoir plus sur le contenu global, pas l'histoire mais l'idée de ce que c'est que ce truc. Dans le prochain post (haha ! Hem bref), je vais expliquer pourquoi l'écriture (elle aussi !) c'est du grand n'importe quoi et ça plaira donc à certains et pas du tout à d'autres (c'est dans la même idée que ce que j'explique là, mais ça commençait à faire long). Et après j'ai le droit à une glace.