L'avis de Thörist (où je ressemble un peu à obi-wan kenobi...)

29 nov. 2013

Thörist a acheté Damien Loch lors du salon fantastique, non sans afficher un classieux regard sceptique (mais c'est l'effet que fait mon roman sur les hommes, je sais pas...). Sa lecture finie, Il nous fait part de son avis :
(Thörist affectionne les barbares et les poussins)

"Les auteurs de ma bibliothèque Fantasy bien remplie ont une étrange nouvelle voisine.
- Shan Millan ? Connaît pas...
- On était déjà assez serré !
- Hmmff... Elle est bien familière.
- Mais c'est n'importe quoi ?!
Semblent-ils me dire...
Shan Millan est jeune. Shan Millan est naturelle. Shan se "moque" des convenances. Quand on lit Shan Millan on entre petit à petit dans un monde étrange, mais aussi étrangement familier.

C'est pour ça que vous devez lire son roman Damien Loch !
Parce que c'est bien écrit. Parce qu'on prend plaisir à lire ces lignes. Le langage est actuel sans être familier. Les langues évoluent... La littérature aussi =) Ca le rend vraiment agréable à lire, comme si on lisait un bon copain avec qui on aime passer du temps. Jeune et naturelle...

Parce que vous en avez peut-être assez des incohérences, des invraisemblances. Assez des histoires qui vous plongent trop vite et trop facilement dans un monde dont vous étiez sans le savoir le seigneur tout puissant. Assez des mondes trop complexes qui freinent votre imagination au lieu de la stimuler. J'ai souvent lâché des best-sellers ou d'excellents romans de Fantasy parce que tôt ou tard, l'auteur s'emmêle les crayons, ne maîtrise plus son histoire ou son personnage et fait n'importe quoi avec son histoire et ses héros.

Ah non ! Pas de ça chez nous ! Shan Millan fait n'importe quoi mais elle le fait bien...
Ses personnages sont maîtrisés, cohérents, même s'ils sont parfois agaçants. Sous leurs airs d'anti héros bizarres, on retrouve finalement les archétypes de la Fantasy qui fonctionnent bien mais à la sauce Millanaise (pardon...) Le héros sombre et mystérieux. L'héroïne qui tente de comprendre et s'en sortir dans un nouveau monde qu'elle ne connaît pas. Le gentil copain qui la comprend et sur qui elle peut s'appuyer. Le second rôle un peu maladroit, marrant...
L'histoire progresse ni trop vite, ni trop lentement, il est très facile de tourner les pages pour enfin savoir !
Je vous laisse visiter les lieux. Sachez simplement qu'un savant mélange de description et de non-dit vous permet de reconnaître les lieux tout en laissant travailler votre imagination pour que chacun se fasse sa propre idée et apprécie.

Parce que Shan Millan incarne l'espoir !
L'espoir de lire quelque chose de différent. L'espoir qu'un tel univers existe car je vous le dis : si le merveilleux existe, ce n'est pas comme dans Narnia, Harry Potter ou Twilight qu'il déboulera dans votre vie avec ses gros sabots; mais plutôt comme dans Damien Loch, étrangement, doucement, patiemment. L'espoir de savoir qui est Damien Loch. L'espoir d'en apprendre plus sur son univers.

Enfin, je pense que la raison principale pour laquelle il faut lire Damien Loch, c'est parce que l'on sent que son auteur a lu beaucoup d'oeuvres fantastiques, qu'elle est avant tout une lectrice et qu'elle sait ce qui est bon ou pas. Qu'elle a potentiellement le même ressenti, la même expérience que nous, et qu'on ne peut que se comprendre.
Son oeuvre parlera à tous les amateurs de Fantasy. C'est déroutant mais on s'y retrouve quand même. C'est rafraîchissant, c'est jeune, c'est bon."

Retour du Festival du Livre Jeunesse à Rouen

27 nov. 2013

Alors, est-ce que je parle du festival, ou est-ce que je parle du petit-dej' de l'hôtel ? Bon, on va parler du festival, on blogue là, c'est sérieux.

Dès vendredi, la lutte pour la quiche devait s'avérer plutôt facile car nous n'étions que 3 en dédicaces sur le stand (Vanessa Callico, Anthelme Hauchecorne, et moué, en attendant Jess Kaan et David Gibert qui devaient nous rejoindre les jours suivants. Ceci était une pub à peine déguisée pour les auteurs des éditions Lokomodo&co, merci pour votre indulgence, j'ai faim).

Pour corser le tout, je décidais donc d'attraper une forme d'angine infectieuse. Cette riche idée me permit alors de pouvoir tousser à foison à la gueule des passants, devenir aphone lors de la carte blanche du samedi (avec pourtant un interviewer/éditeur qui avait l'air bien cool), chuchoter de manière confidentielle pour parler du bouquin et reprendre dimanche une voix rocailleuse de vieille fumeuse alcoolique et mangeuse de gravier.

Heureusement, vendredi j'ai pu à peu près faire ma "carte blanche" : une interview sympa, entourée de gens sympas, et assise pas loin de transats sympas.
Des coussins de sol avaient été judicieusement placés derrière nous, pour d'obscures raisons (auditeurs timides ou fanatiques de dos ?).

Et le même jour j'ai pu distraire quelques collégiens de cette morne et tragique destinée qui les forçait à se rendre à un salon du livre un vendredi (au lieu de sécher les cours pour jouer à la console ou faire les boutiques de Rouen), le tout à grands coups de dessins de poulpe, petits mots débiles, et dédicaces pour des C.D.I de collège).

Comme d'habitude, c'est dans cette ambiance détendue et conviviale qui caractérise les salons et festivals que j'ai pu mériter mes repas en vendant mon livre à des gens qui vont sans doute porter plainte ensuite ("Mais vous m'aviez dit qu'il y avait des mecs à poils à l'intérieur" "Oui bah quoi, y'en a...")

Potorokoyö

Concours de Nawel

25 nov. 2013


Dans un mois, c'est Noël et qui dit Noël dit souvent plein de nourriture et des nuits (et matinées) de digestion difficiles, avant de remanger un repas avec quatre entrées, trois plats et deux desserts (puis le café et les chocolats et les clémentines) et de passer à nouveau une mauvaise nuit.  Et de finir les chocolats jusqu'en avril. Mais on peut aussi se dire : "Ah mais c'est l'occasion de se faire des cadeaux".

J'en profite donc pour vous proposer de gagner un exemplaire de Damien Loch. Eh ouais. La classe. Pour les modalités du concours, ça se passe ici : https://www.facebook.com/damienlochshanmillan?fref=ts

Bonne chance à tous :)

Festival du livre jeunesse de Rouen

21 nov. 2013



Comme je ne suis jamais allée à Rouen et qu'il y a un renard sur l'affiche, je me rends au Festival du livre jeunesse de Rouen, du 22 au 24 novembre. Je vais faire des dédicaces et tout, et même parler à des gens, genre de façon officielle et tout, à 17h vendredi et à 17h samedi, parce que c'est pile poil après l'heure du goûter donc je serai de bonne humeur.
Je sais pas trop de quoi je vais parler ou ce qu'on va me demander (ça va souvent de pair) mais si déjà je suis pas en train de tousser et cracher comme un vieil alcoolo glaireux, ce sera une certaine victoire (j'ai pris froid là, chuis balade, enfin bref).

Bon d'accord, vous allez me dire que je mange à tous les râteliers et que Damien Loch c'est pas un livre jeunesse. Mais je vous ferai remarquer que la jeunesse au cinéma et à la SNCF ça va jusqu'à 25 ans (des fois 28), hein, alors bon. Voilà.

L'Ouroboros d'Argent de Ophélie Bruneau

19 nov. 2013

Hej ! Maintenant que je suis lancée dans mon entreprise de rattrapage de retard, il faut que je vous parle de L'Ouroboros d'Argent, de Ophélie Bruneau, un roman avec des loups-garous (et pas de vampires. Mais quelques gouttes discrètes de fées).



Alors, je ne suis pas chroniqueuse et je ne suis pas une grosse lectrice de bit-lit, ça sera donc modeste comme contribution, mais j'ai eu l'occasion d'acheter ce roman aux Imaginales et de le lire dans la foulée. Or je sais qu'il peut en intéresser plus d'un, notamment parce qu'il est justement différent de ce que j'ai eu l'habitude de voir. Donc c'est parti, et sans spoilers si j'y arrive !

J'ai eu pas mal de déconvenues jusqu'à présent avec la bit-lit (ce qui a fait que j'en suis pas une grosse lectrice^^). Je suis trop tombée sur des récits axés romance, et surtout des héros auxquels je ne m'attachais pas (les trouvant peu réalistes ou trop extrêmes ou trop monsieur-tout-le-monde, enfin bref, "jamais contente" quoi). Or, ici, je savais avec Ophélie Bruneau que son roman partait avec un avantage : j'aime bien ses personnages en général. Ils ont un p'tit quelque chose, ils ont du chien (cette expression qui se voulait sans rapport avec le contenu de l'ouvrage vous offre une blague mauvaise et gratuite, ahem). Ils ont une vie en dehors du récit.

Et effectivement, l'Ouroboros c'est autant de personnages variés, crédibles et vivants. On commence en croyant qu'on va plutôt aimer celui-là et être énervé par tel autre, et puis le changement de point de vue et l'histoire apportent de nouvelle nuances et finalement, on s'attache un peu à tout le monde, même aux plus énervants. Axel ne ressemble pas à un héros classique, il est bien malmené (je spoile un tout petit peu, pardon) sans reprendre le dessus mais tout en gardant son intelligence et en se battant malgré tout avec ses propres moyens pour encaisser ce qui lui arrive.

Pour l'histoire, elle est bien sûre carrée et rythmée ce qui fait qu'on ne s'égare pas et qu'on la lit d'une traite. Elle a l'air simple, l'intrigue l'est, et pourtant le récit est riche : en action, questions, remises en question, mystères.  Et en parlant de mystères, il y a aussi des petits mystères qui resteront en suspens mais ce n'est pas moi qui risque de m'en plaindre car j'aime ces histoires où on ne sait pas tout. Que dis-je, c'est ce que je préfère, quand tout n'a pas une explication (mais tient cependant la route).
De la même façon d'ailleurs, si le roman se centre sur une aventure en particulier, on sent qu'il y a quelque chose avant, quelque chose après, parce que les personnages et l'univers vivent indépendamment de cette histoire, ils ne sont pas à son service et on les imagine sans peine continuer d'évoluer.

Alors vous allez me dire : t'es pas objective, tu connais l'auteur . Ben euh, oui. Mais vous n'aurez qu'à lire le livre pour voir que je n'ai pas inventé tout ça ;)

Encore de beaux bijoux

11 nov. 2013

Il est possible que j'aie menti dans ce compte-rendu du Salon Fantastique. Ainsi, au lieu de trimer, j'ai peut-être passé mon temps à regarder les créations de l'Encharmée qui était en face de moi jusqu'à craquer sur un tour de cou, c'est bien possible oui (nan mais, on m'appâtait là, on me faisait des réduc spéciales exposant alors bon et tout quoi).

Pour découvrir cette créatrice, c'est par ici : http://www.boutique.lencharmee.fr/index.php et par là : https://m.facebook.com/lencharmeecreatricedebijoux

L'avis de Ceinwèn

9 nov. 2013

Et voici l'avis de Ceinwèn, de "Lire ou Mourir", que j'ai croisé à Épinal et dont je poste seulement l'avis après des vacances de la flemme bien méritées :



C'est par ici : http://www.lireoumourir.com/pages/cycles-de-fantastique-horreur/damien-loch/damien-loch-1-damien-loch-de-shan-millan.html


Salon fantastique 2013, pour une fois...

7 nov. 2013


Le week-end dernier c'était la 2eme édition du salon fantastique et la 1ère à laquelle je participais, ce fut sans regret. Je pourrais vous parler de jolis costumes, de chouettes artisans, de beaux artistes divers et variés, de joie et d'amour sur fond de petits elfes bruns. Mais ça, c'est quand vous n'êtes pas auteur.

Quand vous êtes auteur, oubliés sont les beaux stands devant lesquels flâner ainsi que l'amour de la paix en costumes douteux et brillants. Un salon, c'est la lutte (au milieu de cris guerriers ou d'un silence fourbe) pour survivre et vendre vos livres, avant que votre éditeur ne pose son regard déçu et froid sur vous et ne vous retire la garde du paquet de croissants (ou de la boîte à quiche, plus vicieux) parce que vous vendez encore moins qu'en librairie. Alors vous êtes là, suant, la voix rauque, mais continuant encore, haranguant les passants pour leur dire (mais en même temps, avez-vous vraiment le sentiment de mentir ?) que votre bouquin est génial.

Vous savez que vous venez de plonger corps et âme dans la fosse au drama de Vie ma vie d'auteur, mais vous continuez quand même. Vos amis - et collègues- auteurs (auxquels vous souriiez pourtant en arrivant sur le stand) n'en sont plus, ils sont l'ennemi à terrasser et vous laissez votre affect au vestiaire ainsi que vos scrupules car après-tout, qu'y pouvez-vous si c'est le prix à payer pour gagner une part de quiche, un croissant, et du saucisson ?

Vous vous retournez soudain fébrile vers le terrifiant et invaincu duo Callico, mercenaires d'élite inégalées, élevées au milieu des fauves sauvages des forêts d'Amérique du sud, et vous vous exclamez : "Hein ?! comment ça Vanessa et Diana en sont à leur 30e vente de la journée ? Mais il est même pas 11h17, ça a ouvert y'a moins de 20 minutes !" et dans un mouvement brusque empli d'une rage désespérée, vous empoignez le prochain passant (tant pis s'il est sourd et aveugle) et vous lui collez votre livre dans les mains en disant que ça pourra toujours caler un meuble ou allumer un bon feu, car après tout, l'hiver arrive non ?

Non loin, force tranquille, Anthelme Hauchecorne - dit le sniper solitaire - bien plus inquiétant si c'est possible, vous effraie par son assurance et son imperturbable avancée tandis qu'il inscrit nonchalamment un nouveau prénom sur un de ses ouvrages alors qu'il y a une seconde encore, vous auriez juré qu'il attendait bras croisés. Vous prenez votre gobelet de café et vous vous en aspergez le visage, non on ne vous volera pas votre rondelle de saucisson si durement méritée, puis vous faites péter quelques boutons de votre chemise (dévoilant votre poitrine charnue ou velue) afin de grappiller quelques lecteurs de plus.

Arrive sans émotion votre éditeur, qui vous tend une assiette : "Tiens mon petit. C'est bien. Presque 10 livres. Prends ton morceau de pain..." Vous mordez avec soulagement dans votre pitance, vous vous apprêtez à souffler un peu quand vous entendez son murmure "... je sais que tu peux faire mieux que ça." et aussitôt, vous reprenez votre tâche, louchant nerveusement vers un décompte peu flatteur tenu d'une main intraitable et qui pourrait, à chacun de vos regards, s'accompagner d'un gong dramatique. Quelque cruel ouvre la boîte de la quiche, s'en coupe un morceau, l'odeur vous saisit et vous donne la force de continuer. Vous espérez vous en sortir assez pour la goûter d'ici la fin de la journée.

Voilà la triste vérité.

Alors je sais, je sais qu'on vous dit plus généralement quelque chose comme : "Et voilà hihi, le salon Plop-trifoupouet est fini, c'était vraiment chouette ! J'ai fait plein de dédicaces et de belles rencontres, merci à tous, on a vu de belles choses et j'ai acheté ci et ça, hihi, et maintenant je vais manger un cupcake à l'arc-en-ciel et prendre mon bain de mousse au chocolat" mais l'on vous berne, l'on vous ment. Il était temps de varier un peu et de braver les interdits pour que la réalité d'un salon soit enfin dévoilée (quelque-dieu-faisant-référence-à-quelque-univers-de-sf/fantasy sait ce qu'il m'en coûtera). Cela me fera patienter en attendant que Zone Interdite ne vienne toquer à ma porte.

Maintenant si vous le permettez, je vais aller manger ma part de quiche.

Fuir très loin

1 nov. 2013

En raison de l'absence de mise à jour récente de ce blog, voici non pas un simple poulpe comme d'habitude mais toute une histoire poulpesque d'une qualité douteuse, merci de votre compréhension.